AccueilPortailCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Galerie histoire de Markhal

Aller en bas 
AuteurMessage
Markhal
Maître de Soras
Maître de Soras
avatar

Nombre de messages : 511
Age : 26
Arme(s) : deux cimeterres
Autre : Ombre
Autre n°2 : Griffon - Aram
Date d'inscription : 16/10/2006

Feuille de personnage
Points de vie:
100/100  (100/100)
Âge: 38 ans
Race: Mi-humain, mi-démon

MessageSujet: Galerie histoire de Markhal   Sam 11 Nov - 11:45

Préface

Il y a de ça trois milles années, les magiciens des différentes nations décidèrent de se séparer du monde réel qui manquait d’amour et de fantaisie. Les meilleurs mages se rassemblèrent pour créer une limite entre les deux mondes. Une frontière fut scellée par un sort. Ils baptisèrent leur monde, le monde irréel.
Au début de l’ère de l’Isolement, ce monde n’était qu’un gros bloc de terre gouverné par cinq chefs, un pour chaque race. Ils étaient appelés le grand conseil. Chaque année, un des grands chefs était choisi pour avoir le plein pouvoir sur cette terre. Quand ce fut le tour de Zrägog, le chef troll, le territoire fut gouverné avec tyrannie. L’année suivante, ce fut de nouveau lui qui fut élu. Les autres chefs découvrirent une supercherie dans laquelle trempait également Bric, le chef gobelin. Ils se rebellèrent tous et le grand conseil fut brisé. Une guerre éclata. Les nains, les elfes et les humains s’allièrent contre les trolls et les gobelins. Ce fut un bain de sang. Les mages se réunirent une nouvelle fois pour décider du destin du monde irréel. Après un long débat, ils lancèrent un sortilège visant à séparer les armées. Trois îles furent crées ce jour-là. L’île d’Hailweb avec Traegan, le royaume humain, Hemwel, le royaume elfe et Griffon, l’empire nain. L’île de Gröt avec Brald, le territoire troll et Gigärd, la terre des gobelins. La troisième île ne porte pas de nom. C’est une terre noire, aride, où se déplacent de grandes créatures inquiétantes. C’est également là que se trouve une forteresse infranchissable dans laquelle la frontière est scellée et représentée par une porte séparant les deux mondes. Cette porte n’aurait jamais due être franchie.
Les rois se succédèrent, ainsi que les empereurs et les chefs. Peu à peu, l’équilibre magique se dégrada. Si il était rompu, la terre serait détruite par les créatures de l’île qui n’a pas de nom et toute trace de magie s’effacerait des deux mondes. Un roi mage vit que dans le futur des personnes seront capables de le restaurer. Il écrivit une prophétie et la plaça dans un monastère du royaume d’Hemwel. Il la scella pour milles années. Malheureusement, le temps presse de la sortir pour trouver les personnes de la prophétie. Des démons ont été invoqué et menacent de détruire l’équilibre. Seuls ces personnes sauveront le monde réel et irréel.


I.L’histoire

Oiseau:
-Je suis blessée...Mon aile,...
Telles sont mes dernières pensées avant de tomber évanouie du haut du ciel. Quand je me réveille, je suis couchée dans une couverture de soie. Elle est chaude et douce. J’essaye de me souvenir ce que je faisais avant de tomber inconsciente. Je m’appelle Eléwen (*Dans la langue elfique, toutes les lettres se prononcent.), je suis une elfe. De plus loin de ma mémoire, j’ai toujours vécu dans la forêt. Pour survivre, je sers de guide déguisée en garçon. Un garçon inspire plus confiance aux visiteurs.
Et... J’ai le pouvoir de me transformer en n’importe quelle forme animale et végétale et de communiquer avec n’importe quel être vivant. Ma forme du moment est un faucon royal des bois, animal rare, qui me permettait de chercher de la nourriture. La douleur dans mon aile me fait redescendre sur terre. La première question à se poser, c’est « Où suis-je ?». Je ne le sais pas, ça commence mal.


Jeune homme :
Je me balade dans le jardin du parc, quand je vois tomber un faucon au beau milieu du chemin. Je m’approche de l’oiseau et je remarque qu’il est blessé. Je le ramasse et cours du plus vite que je peux pour le soigner et panser son aile. Arrivé au château, je me découvre des talents de docteur. J’inspecte l’animal de plus près. Un faucon royal des bois !!!! Une espèce très rare. Quand il sera guéri, je ferai de lui l’objet de ma collection. Ho non, c’est l’heure de ma leçon !!!!


Eléwen :
J’entends tout à coup des voix derrière la porte qui me retenait prisonnière et le plus vite que je peux, je me cache. Deux hommes entrent. L’un était jeune, à peine la vingtaine, et avait les cheveux roux courts et bouclés, l’autre avait plus ou moins la trentaine et des cheveux longs bruns tenus en catogan. Le jeune garçon portait une chemise orange et un pantalon rouge qui s’accordaient avec la couleur brûlante de ses cheveux. L’autre avait un visage assez sévère et gardait sur lui une cape rouge sang, d’où l’on voyait dépassée sa chemise blanche et son pantalon brun.
-Dés que je l’ai trouvé, je l’ai apporté au château, commence le roux.
-Sachez, prince, que je ne tolérerai aucun oiseau dans ma classe, réplique l’autre, même une espèce très rare de faucon !!!!
Prince... ! Je suis tombée sur le prince humain et avec un joli minois ! J’inspecte la «classe», plus attentivement. La pièce était spacieuse et éclairée partout il y a des peintures, des étoffes...Aïe !!! Une main m’entoure et m’enserre de plus en plus... Il comprendra qu’il ne faudra plus me toucher.
-Ouille !!! Maudit oiseau, s’énerve ce que je supposais être le précepteur. Je vais t’arracher toutes les plumes une à une !
-Non, Rodriguez, arrête ! Je l’ai soigné avec tant de patience et il serait très triste de déplumer un si bel oiseau, l’informe le prince. Et puis, il a juste eu très peur, regarde.
C’est à ce moment que l’on se rend compte que l’on tremble juste à l’idée que l’on vous arrache des plumes. Brrr..... J’en ai encore des frissons. Mon corps ne m’obéissait plus et avant de m’en apercevoir, j’ai clopiné jusqu’au prince et me suis logée et cachée dans son cou. Quelle honte !!!
-Pauvre oiseau ! Le méchant Rodriguez t’as fait peur, hein ?! Se moque un peu le jeune homme.
-Bon ça va, il ne va pas mourir ton...votre...piaf, maintenant sortez-le pour commencer le cours de langue elfique, réplique Rodriguez.
Le prince me regarde avec tendresse, me remet dans la couverture et me transporte dans ce que je devine être sa chambre. Ensuite, je me suis endormie profondément.

Le Roy me réveille quand il a fini son cours et change mon pansement. Sa chambre était spacieuse et luxueuse. Elle était composée d’un lit baldaquin, d’une sorte de bureau et d’une grande fenêtre avec vue sur le jardin du château. Son lit était fait en chêne noir et les draps étaient en soie brodée. Le bureau avait été fait en bouleau cran, un bois résistant aux incendies et aux vertus magiques. Et le jardin…Quel jardin !!! Des fleurs jaunes, roses, rouges, mauves, oranges, de toutes les couleurs !!! Des rosiers, des tulipes, des lilas, de toutes les sortes ! Je reviens sur terre après la contemplation de sa chambre. J’ai peine à le dire mais j’ai très mal et je ne peux m’empêcher de pousser des gémissements que certains qualifieraient de râles d’agonie. Après le changement de pansement, le prince m’inspecte avec insistance.
-Es-tu un femelle ou un mâle ? Essaye de s’informer le fils du roi.
Pour toute réponse, je tourne la tête et l’ignore complètement.
-D’accord bel oiseau, rie-t-il, je ne te poserai plus la question. C’est la seule fois où j’ai parlé au superbe jeune homme anonyme car je ne connais toujours pas son nom.

Je reste finalement cloîtrée, dans sa chambre, deux jours et au soir du troisième le prince vérifie mon aile. Il a l’air joyeux.
-Mon grand oiseau inconnu, je vais te mettre dans une magnifique volière, m’apprend-il. Tu vivras avec d’autres oiseaux aussi beaux que toi.
Mon cœur pèse tout à coup lourd dans ma poitrine, je ne reverrai jamais ma forêt. Tout ce qui était autour de moi tourbillonnait. Je pousse un hurlement de douleur à fendre les carreaux, ce qui arriva. Le fils du roi comprend et ouvre la fenêtre.
-Va, bel oiseau, je te rends ta liberté, murmure le joli cœur.
Je m’approche de lui et m’accroche à son épaule.
-Merci, lui susurrai-je dans l’oreille.
Et je m’envole par la fenêtre.

De retour dans ma forêt, je saute de joie au doux souvenir de ma rencontre avec le Roy. Mais il faut m’occuper de la forêt et je reprends ma forme elfique. Je ne peux pas vous la décrire, car je ne me suis jamais vue dans un miroir ni dans un ruisseau, les traits étant trop troubles. Je cours vers ma maison que beaucoup appelleraient taudis ou cabane, mais pour moi ça vaut plus qu’un palais. Enfin bref, les animaux, mes protégés, savent qu’ils peuvent me trouver là presque tout le temps. Si il y avait un problème, ils sauraient me contacter. Bien que je me sois reposée, je désire dormir un peu. Je ne peux lutter contre le sommeil plus longtemps et je plonge dans le pays des songes.

Le réveil est difficile, je me fais réveiller par des cris angoissés d’oiseaux. Que se passait-il ?


II.Folie passagère

Prince :
-Je te le jure le faucon m’a parlé.
-Mais bien sûr, c’est ça, je vous crois, répond mon professeur.
Il me croit fou, déjà qu’il ne supportait pas l’oiseau, maintenant il croit que j’ai reçu un gros coup sur la tête, de mieux en mieux.
-Rodriguez, tu crois que je suis fou, qu’un démon a pris possession de mon corps ? Demandé-je innocemment.
-Mais non, mon prince, vous avez juste dormi avec la fenêtre cassée et vous avez pris froid, explique mon meilleur ami.
C’était presque la vérité, après avoir entendu un oiseau parler, j’étais sous le choc et je ne sentais plus la pluie qui me caressait et j’attrapai un rhume, un gros rhume.
-Je ne suis pas si malade que ça, gémis-je.
J’entre juste à ce moment dans une crise de toux effroyable, à déchirer les intestins, en tout cas c’est l’impression que j’ai.
-Vous voyez ! Qu’est-ce que je dis, déclare Rodriguez, triomphant.
-Je dis la vérité !!! T’ai-je déjà menti ? Le questionnai-je.
-Par ordre alphabétique ou par catégorie ? Me demande-t-il d’un air narquois.
Je lui fais un geste méprisant de la main. Il s’incline et sort. Etre prince d’un royaume est déjà difficile, mais si en plus c’est celui de Traegan, ça l’est davantage. Traegan est un des trois territoires qui composent l’île de Hailweb. A dix-neuf ans, le devoir d’un Roy(Prince en attente de couronnement)est de se marier. Mais pas avec n’importe qui, même un roi ne choisit pas son épouse, elle doit être noble. Malheureusement, dans les territoires voisins, il n’y en a aucune, nous sommes donc obligés d’aller chercher plus loin. Mais pas trop loin quand même. Il y a le danger du royaume elfe. Il ne supporte pas que l’on s’approche d’eux. Une crise d’éternuements me fait revenir à mes occupations du moment. Surtout celles de l’oiseau. Une petite escapade en forêt s’impose.


Eléwen :
J’empaquette mon déguisement de garçon dans une bandoulière, me transforme en renard et me mets en route. A l’entrée de la forêt, je me cache derrière un arbre et reprends ma forme d’origine. J’enfile les habits masculins. Le haut est une chemise ample d’une couleur marron, cachant ma poitrine qui pourrait me trahir et le bas un simple pantalon de la même couleur. Un chapeau pour tenir mes cheveux attachés et j’ajoute un peu de boue sur mes joues pour dissimuler mes traits fins et me donner un air sauvage et bourru. Je m’active ensuite à rejoindre les personnes souhaitant être guidées. Un visiteur en cette saison, c’est rare. Je suis encore plus étonnée en voyant que ce sont le Roy et son professeur Rodriguez qui l’accompagne. Ils n’ont pas vraiment changés d’habit, à part Rodriguez qui portait une cape noire à présent.
-Bonjour, fait-il en s’approchant, je voudrais retrouver un oiseau, pourrais-tu m’aider jeune homme ?
Je bafouille quelque chose dans le genre « P’têt bien » et puis je me tais, rouge comme une pivoine.
-Mais non, Logan, tu vois bien qu’il est trop benêt pour ça, commence Rodriguez, et...
-Ça suffit, Rodric, tu te calmes, il m’a l’air parfaitement compétent pour un bon travail comme ça, l’interrompt le prince.
Logan,...Quel nom magnifique. Il lui va si bien. Il me trouve «compétent», c’est trop gentil.


Logan :
En arrivant à l’orée de cette forêt où le faucon a été vu pour la dernière fois, je fais remarquer à mon précepteur certaines précautions.
-Il faudra que tu me tutoies, Rodr, et m’appelles par mon prénom, lui ordonné-je, nous ne savons pas si ce «guide» est vraiment digne de confiance.
-Mais prince !!!
-Qu’est-ce que j’ai dit ?!
-Bon d’accord, Logan, me répond-il avec regret.
Le guide arrive quelques minutes après, un jeune homme de plus ou moins quinze ans, bien que ses traits soient fins et délicats. Il avait de la boue sur les joues... Cela lui donnait un air décidé et un peu... rebelle. On pouvait donc facilement deviner qu’il avait du vivre dans cette forêt toute sa vie. Ses vêtements étaient amples, sûrement pour lui laisser un maximum de liberté dans ses mouvements. Après l’avoir observé, je lui confie mon problème. Il bafouille quelque chose comme «Je verrai» ou «Oui, peut-être». Rodriguez commence un de ses commentaires incessants, auquel je coupe court.
Nous commençons alors «l’expédition ».
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://krynn.goodforum.net
Markhal
Maître de Soras
Maître de Soras
avatar

Nombre de messages : 511
Age : 26
Arme(s) : deux cimeterres
Autre : Ombre
Autre n°2 : Griffon - Aram
Date d'inscription : 16/10/2006

Feuille de personnage
Points de vie:
100/100  (100/100)
Âge: 38 ans
Race: Mi-humain, mi-démon

MessageSujet: Re: Galerie histoire de Markhal   Sam 11 Nov - 11:47

III. Suivre le chemin


Eléwen :
Je les conduis au cœur de la forêt, bien que je sache qu’il ne retrouverait jamais son faucon. Personne ne découvrira mon secret. La forêt était aujourd’hui parfaitement sereine et réveillée. Les piaillent gaiement dans leurs nids, les écureuils pointent le bout de leurs nez à notre approche et le vent caresse délicatement les feuilles des arbres. Mais malgré les apparences, je sais que le temps ne tarderait pas à changer...L’air devenait peu à peu plus lourd et les animaux s’agitent lentement, se réfugiant dans leurs terriers, nids et autres. Laissant cours à mes pensées un peu brumeuses, je suis enfin interpellée par le prince.
-Où nous conduis-tu jeune homme ? Me demande Logan.
-Au fond de la forêt, vous y retrouverez ce que vous cherchez, lui répondis-je. Mais faites attention, cet endroit est très dangereux !!!
-On est plus des bébés, on sait se débrouiller tout seul, remarque son ami Rodriguez.
-Vous voulez que je m’en aille ? Lui déclaré-je rageusement.
-Non ! On a besoin de toi ! Reste s’il te plaît, me supplie le prince.
Le Roy me supplie ! C’est un grand jour, un fils de roi demande une faveur à un simple guide de la forêt ! Je reste sans voix et rougis, ne pouvant sortir un mot.
-Voilà maintenant, il ne va plus rien dire, tu as réussi, s’interpose le professeur.
-Taisez-vous, leur sommé-je soudain, j’ai cru entendre quelque chose.
A ce moment, un énorme sanglier barre la route et charge vers mes compagnons royaux. C’est un mâle qui apparemment est en rut et cherche la bagarre. Ses cornes étaient d’un blanc éclatant me faisant deviner qu’il se les était gratté contre un arbre pour les faire ressortir. Son pelage d’un brun foncé brillait légèrement sous le soleil. Je me mets sur sa trajectoire.
-Ne les touche pas, ce sont mes protégés !
Pour celui qui ne comprendrait pas, je parle en ce moment sanglier. Il se confond en excuses et reprend son petit bonhomme de chemin.

Logan :
Je suis très étonné quand le jeune homme de la forêt s’interpose entre nous et cette sorte de cochon à cornes. Il pousse des sortes de grognements, le cochon de même et, comme par magie, celui-ci s’efface pour continuer sa route.
-Comment as-tu fait ça ?! Lui demandé-je avec empressement.
Il a l’air gêné et, à mon avis, cherche une explication.
-Heu…Je…lui ai fait peur pour qu’il s’en aille.
-Rien d’intéressant à cela, commence Rodriguez, c’est…
-Rodric…, exaspérai-je, en tout cas, merci mon ami.

Eléwen :
Merci ! Maintenant, il me remercie ! Il est naturel et gentil avec n’importe qui ! C’est bien une preuve de sa noblesse d’esprit.
-Mais de rien, après tout c’est mon travail, dis-je en lançant un regard courroucé vers le précepteur et un magnifique sourire au prince.

Logan :
Quel grand sourire ! Ma remarque lui a plu. Il a du vivre bien seul dans cette forêt, pour se contenter seulement d’un remerciement.
-Comment t’appelles-tu ? Lui sollicité-je.
Son regard s’assombrit. Je me pose des questions sur celui-ci. Qu’ai-je osé dire pour qu’il ait de tels yeux sombres ?
-Je n’ai pas le droit de vous le dire. Un simple guide ne peut dire son nom qu’à des personnes inférieures à son rang. C’est la loi.

Eléwen :
C’est injuste ! Au moment où il me demande mon nom je me souviens de la loi. Le métier de guide étant le plus bas, et en plus à cause de mon passé de... je ne peux dire mon nom qu’aux animaux. Mes yeux s’embuent de larmes. C’est le seul héritage que j’ai de la famille que je n’ai jamais eue.

Logan :
Il a l’air si triste ! Je crois qu’il va pleurer. Mais il se retient. J'adresse un regard noir à Rodriguez qui, lui, se garde de faire une remarque. Pauvre garçon ! Moi qui vit avec une foule de serviteurs et lui une foule de bêtes sauvages pour seul compagnie. Je le plains.

Eléwen :
Je renifle et avance sur le sentier. En fixant mon regard sur la terre battue, j’essaie de me changer les idées mais mon esprit fait comme résister à cette envie et garde comme une fixation sur ces pensées. Les compagnons me suivent sans poser de questions. Ils ont compris que je désirais méditer. Ou du moins le Roy. Il lance des coups d’œil de temps en temps à son précepteur pour lui intimer le silence. Il faut lui dire la vérité... Il le faut ! Quoique je pense et n’importe qu’il réagisse mal ! Mon honneur me poussa à me trahir d’une quelconque façon.
-Prince, vous ne retrouverez jamais ce que vous cherchez !!!


IV. La tempête

Eléwen :
J’ai gaffé, je n’aurais pas du. Une excuse, vite !
-Oui..., je l’ai vu partir...hier.
Logan reste sans voix, abasourdi. Son visage me présente de l’incompréhension et je sens déjà les questions arriver. Je prends mon courage à deux, peut-être même trois mains si j’en avais la possibilité.
-Je suis désolée, poursuivis-je, je vous ai faits abîmés vos chaussures pour rien.

Logan :
Comment sait-il que je suis le prince ? Ce guide est plus mystérieux que je le croyais. Mon meilleur ami doit penser la même chose que moi.
-Comment connais-tu son rang ? Demande-t-il avec un brin de méfiance. Il va sûrement fuir, tant il semble se sentir mal à l’aise. Je reprends mes esprits en recevant une gouttelette sur le front. Je cherche la cause de ce méfait, scrutant chaque endroit et le ciel. En à peine quelques secondes, le ciel devient noire ébène et une pluie torrentielle s’abat sur la forêt.

Eléwen :
-Il faut s’abriter, crie le prince, n’importe où !!!
-Suivez-moi ! Les apostrophai-je. Dans quelques minutes, tout sera inondé !
De toute façon, ils n’ont pas le choix. Nous courrons jusque ma hutte, à une hauteur suffisante pour ne pas être noyée. La forêt auparavant calme était maintenant sans dessus dessous. Les gouttes tombaient et même une personne experte dans la vitesse de la lumière n’aurait pas su les évitées. Tout le monde monte par l’échelle. Nous étions trempés et je ne peux m’empêcher de m’ébrouer en arrivant enfin à l’abri. D’un regard, j’observe la forêt. Elle était méconnaissable... Qui aurait pu se douter que seulement quelques minutes avant c’était un exemple de sérénité ?
-Quel taudis ! s’exclame le professeur. Combien de temps va durer la pluie ?
Les deux compagnons se sèchent également. J’aimerais tant enlever ce chapeau qui me gêne beaucoup mais je ne veux pas me découvrir devant les deux hommes. Je la conserve donc, les observant se sécher tranquillement.
-Quelques jours ou une semaine plus ou moins, lui répondis-je après une courte réflexion. Mais je crains que vous soyez bloquer ici pour longtemps.

Logan :
Une semaine ! Je ne pourrai pas supporter de rester là sans rien faire... La cabane était composée de deux pièces et d’une sorte de quai tout autour. Les deux salles étaient simples mais confortables, ne possédant que de très rares meubles et une âtre dans lequel commença le guide à allumer un feu. Je soupire de satisfaction. La chaleur se répand bien vite dans la pièce. Mon regard n’arrête pas pour autant l’investigation, tout en contorsionnant mon haut pour enlever l’eau. Aucune issue à part l’échelle qui termine sur l’eau. Celle-ci n’arrête pas de monter.
-Mais comment nous nourrirons-nous ?
Il n’y avait que des arbres autour de nous et ils n’y poussaient aucun fruit comestible. Je fais un sourire légèrement moqueur. J’aimerais bien savoir comment est-ce qu’il va faire...
-J’en fais mon affaire, déclare le guide.
De plus en plus de mystère. Au fond... ça ne me plait pas, mais alors pas du tout. Je suis un curieux de premier ordre et les mystères me laissent comme un sentiment de faim inexpliqué.
-Ouaaaaaaaah, moi, je suis crevé, baille Rodriguez.
-Je vais construire des lits, en attendant utiliser le mien, propose le jeune homme.
-Mais comment l’atteindre ? Demande mon précepteur.

Eléwen :
Oups ! J’ai oublié ! J’ai accroché mon lit au toit après que les putois s’étaient logés dans mon hamac... J’ai du d’ailleurs prendre plusieurs jours avant d’avoir pu faire partir l’odeur.
-Et d’ailleurs comment fais-tu, toi, pour y aller ? Demande Logan.
Toutes ces questions me font perdre mon calme. Je suis de nature calme et posée mais me cacher pendant sûrement plusieurs jours devant des compagnons maintenant méfiants ne me laisse pas vraiment une perspective joyeuse... Je réponds donc au prince avec brusquerie.
-Votre Seigneurie ne sait peut-être pas mais dans la forêt, il faut savoir survivre par ses propres moyens. Restez ici ! Je vais apporter de la nourriture.
Je sors en colère et me dirige vers le bout du pont. Je regarde aux alentours pour vérifier que je ne suis pas observée. Je me transforme en faucon et m’envole en quête de nourriture, survolant l’eau inondant la forêt dans un sentiment de douce liberté.

Logan :
Après une heure à attendre la nourriture, je pars regarder dehors vaguement inquiet. Bon d’accord. Je suis très inquiet. Le guide devrait être déjà revenu. Ce n’est pas possible ! Quand je découvre le tas de vêtements près du bord du «quai», je crains le pire. Qu’est-il arrivé au guide ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://krynn.goodforum.net
Markhal
Maître de Soras
Maître de Soras
avatar

Nombre de messages : 511
Age : 26
Arme(s) : deux cimeterres
Autre : Ombre
Autre n°2 : Griffon - Aram
Date d'inscription : 16/10/2006

Feuille de personnage
Points de vie:
100/100  (100/100)
Âge: 38 ans
Race: Mi-humain, mi-démon

MessageSujet: Re: Galerie histoire de Markhal   Sam 11 Nov - 11:49

V.La lutte

Logan :
Je file vers la cabane et fait une entrée fracassante.
-Rodriguez ! Le guide ! Il est…mort ?
-Non…Vous croyez ? Ironise Rodric.
-Regarde, j’ai ses vêtements !
Je tends les objets de ma découverte à mon précepteur en faisant des yeux assez apeurés. Mais quelque chose d’étrange reste pourtant dans la situation. Pourquoi les vêtements sont-ils entiers et sans griffes et autres ? A moins que l’animal qui a avalé le jeune garçon soit très intelligent, il n’a sûrement pas du être avalé par une bête sauvage... Quoique...J’entends des pas sur le pont. Je sors et cours sur le quai. Je n’aurais pas du. Cet évènement a changé toute ma vie.

Eléwen :
J’arrive avec un gros sac de nourriture et sereine. Le vol m’a rendu toute ma délicatesse et la maîtrise de moi. Le sac est attaché autour de mon cou et j’y ai déposé des herbes et des légumes en tout genre que j’ai eus la chance de trouver. Du plus doucement que je peux, j’atterris sur le rebord du pont. J’ai enfilé un garde-corps et un pantalon, quand j’entends des bruits de lutte.

Je cours vers ma maison. J'atteins la porte et entre précipitamment. Rodriguez est étendu dans un coin, rempli de sang, et le prince se bat avec les dernières forces qui lui restent contre un énorme ours. Il est blessé à l’épaule et perd rapidement du sang. L’ours, par contre, ne perd pas sa rage et se bat avec hargne et fougue. Le pelage de celui-ci était sale et rempli de puces. Il est nouveau dans le bois car je ne l’ai jamais vu avant ou entendu de cri pareil. Le Roy reçoit un coup de griffe et tombe à genoux. La bête, fière d’avoir vaincu son ennemi, se prépare à lui donner le coup de grâce. Il lève très haut sa patte quand...
-Non !!!!!! Criai-je.


Logan :
Une fille s’interpose entre moi et l’ours. Elle était belle, sa peau était verte pâle et couverte de tatouages exotiques dont un magnifique s’étendant sur sa joue et s’arrêtant délicatement sous son œil gauche, ses cheveux d’un vert foncé comme les plantes sous l’arbre. Ses yeux de l’éclat d’une émeraude contenaient encore l’innocence d’une enfant de dix ans. Un nez fin, délicat et légèrement retroussé sur la fin, se trouvait au-dessus de lèvres pleines et qui avaient l’air douces comme les pétales d’une rose. Elle avait une taille fine et des épaules assez larges. Ses cuisses minces témoignaient de beaucoup d’exercices et d’une musculature non dévoilée mais parfaitement développée. Cette fille se transforme en guépard et combat l’ours, ensuite je m’évanouis, ne pouvant plus suivre la suite de la bataille.

Je me réveille quelques heures plus tard avec un énorme mal de tête. Je suis confortablement installé dans un lit, à coté de celui de Rodriguez, toujours étendu inconscient. Le lit est tressé en feuilles de bardane (très utile pour guérir les brûlures et les problèmes de peau) d’un travail délicat. La fille guépard entre dans la pièce. Elle s’approche de moi et rougit. Je regarde dans la même direction qu’elle et je remarque que, sous les couvertures heureusement, je suis tout nu !!!
-Qui es-tu ? La questionnai-je après m’être vêtu, toujours sous les couvertures.
-Je suis le guide de la forêt.
Je l’observe attentivement et balbutie.
-Non... c’est...c’est impossible !!! Le guide de la forêt est un homme !
-Pourtant je suis la personne qui vous a guidés et accueillis dans sa maison.
-Mais…Je me souviens que tu t’étais transformée en…Tu es une sorcière !!!

Eléwen :
Il ne comprend rien ! Il est vrai que ça doit être un peu étonnant que je me transforme comme ça devant ses yeux mais ce n’est pas une raison pour réagir ainsi !
- J’ai risqué ma vie pour vous et vous me traitez de sorcière !
Il semble se rendre compte de son erreur. Le jeune homme prend une couleur rouge et se montre honteux de sa réaction.
-Pardon, je m’excuse, je ne voulais pas te blesser. Mais tout ceci est très bizarre pour moi !

Logan :
J’observe la jeune fille qui se tient devant moi et il me semble que j’oubliais quelque chose. D’une façon ou d’une autre, je connais cette fille. Tout un coup, je me souviens de cette voix douce et agréable à entendre.
-Tu es le faucon !!!!
Son visage s’illumine. Elle a l’air heureuse. J’ai enfin découvert quelque chose. Tout fier de mon exploit, je gonfle légèrement le torse pour me mettre en valeur aux yeux de cette femme. Un détail frappe soudain mes yeux. Mais ses oreilles…C’est une…
-Et tu…Vous êtes une elfe !!!
Une crainte respectueuse m’envahit.
-Oui,…Je suis une elfe. Mais vous pouvez me tutoyer, je suis toujours le même guide de la forêt.
Là c’est moi qui rougis. Un des ces êtres immortels me permet de le tutoyer ! C’est un grand jour ! Je n’ai rencontré des elfes que par les livres et les images. Peu de gens ont eu en fait ce privilège que de voir même un elfe. Et là, moi, Logan Roy de Traegan je vois sous mes yeux ébahies une jeune elfe belle et gentille me permettre de la tutoyer. C’est même presque trop beau...
-Je veux bien, mais alors toi aussi !
Elle rie. Elle est encore plus belle quand elle rie. Nous rions ensemble de bon cœur.

Eléwen :
J’ai enfin raconté mon secret à quelqu’un ! C’est comme un fardeau qui devient plus léger. Mon regard tomba sur les traits doux du prince. Je me sentais bien. Un des rares moments de bonheur de ma vie et là, c’est en compagnie d’un prince ! Je suis plus que comblée. Jusqu’au moment où...
-Maintenant tu peux me dire comment tu t’appelles ?
-Malheureusement... Non.
Là, je ne peux contenir mes larmes et part du plus vite que je peux. Je prends la forme d’un écureuil et je m’encours sur les branches des arbres. Quand pourrai-je le lui dire ?


VI. La prophétie


Logan :
Pourquoi ? Pourquoi ne puis-je pas connaître son nom ? Y a-il un moyen ? J’y réfléchis jusqu’à ce que Rodriguez se réveille.
-Hum…J’ai fait un rêve merveilleux. Une femme, belle et délicieuse comme l’aurore, nous protégeait contre un énorme ours en se transformant en guépard. Amusant, non ?
-Ce n’était pas un rêve, Rodric, cette femme existe vraiment...
Son visage auparavant souriant se change en un masque d’incompréhension.
-Mais ?! Comment ?!
Tant de questions auxquelles j’aimerais savoir répondre.
-Cette femme est le guide qui nous a conduits jusqu’ici.
-Ce n’est pas possible !!!! Un pouvoir de transformation !? Cela m’évoque quelque chose...

Eléwen :
Il est si gentil ! J’aimerais tant lui dire comment je m’appelle. Il est temps de les rejoindre. J’ai séché mes larmes et rebrousse chemin pour rentrer chez moi. Je me retransforme et vais vérifier leurs états. En entendant des voix je m’arrête net. Ils chuchotent et montrent du doigt des choses que je ne sais pas voir. Je prends mon courage à deux mains et j’entre dans la pièce. A mon approche, ils se taisent. Le professeur me dévisage, surpris.
-Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?!
-Heu…Rien…Tu…Vous…
-Quoi ?
- Vous êtes une elfe ! S’inquiète Rodriguez.
-D’abord, sachez que vous pouvez me tutoyez. Ensuite, qu’est-ce que ça change ?
Il rougit. Quand on se moque des gens, il faut assumer.


Rodriguez :
J’ai osé me moquer d’un elfe !!!
-Honte à moi ! Je te prie de m’excuser.
Elle sourie. Presque tout ce qu’on dit sur les elfes sont vrais. Ils sont beaux, intelligents, magiques mais surtout pas colériques et hargneux. Quel imbécile, celui qui a osé dire ça ?!
-Et tu peux aussi me tutoyer.
Je m’en souviens…la prophétie ! L’illumination arrive quand on s’y attend le moins. C’est à l’approche de cette belle jeune fille que la mémoire m’est revenue.
-Veux-tu bien m’excuser…
J’empoigne le prince alors qu’il fait les yeux doux à cette fille magnifique.
-Mais... ! Rodric, qu’est-ce que tu fais ?!
-C’est comme dans la prophétie !
-Mais de laquelle tu parles ?
-De celle du roi Deliowyn.

Logan :
Je ne vois pas du tout de quoi il parle. L’elfe s’approche.
-C’est bientôt l’heure de manger.Je suppose que vous voulez de la viande, prononce-t-elle avec rancœur. Mais ici, personne ne mangera viande, poissons ou crustacés.
-Moi, ça me va, dis-je, De toute façon, je n’aime pas la vainde.
Ça va être plus difficile pour Rodriguez dont ses repas ne contiennent pratiquement que ça. Il recule d’ailleurs avec un sourire forcé.
-Du calme,… Pourquoi ?
-Parce que chaque créature de cette forêt forme un équilibre dans la nature. En en tuant un, on rompt cet équilibre.
-D’accord, grommelle-t-il après un petit moment de réflexion, je n’en mangerai pas.
Ouf ! Il est raisonnable, pour une fois... Après qu’Elewen ai commencé à préparer une sorte de soupe d’herbe, Rodriguez a un air mystérieux.
-J’ai quelque chose à te dire, elfe.
-Vas-y, parle.
-Hé bien c’est une prophétie dont j’ai entendu parler, il y a bien longtemps… Je ne me souviens pas de tout :
«Un de mes descendants aura entre ses mains
L’avenir de notre planète incertain.
Avec l’aide du pouvoir de transformation
Et l’importante amitié de deux compagnons
Il devra chasser les grands démons maléfiques
Pour ensuite regner sur toutes terres elfiques.
Vous le reconnaîtrez à ces symboles :
Sur sa peau un tatouage tribal,
Dans ses veines coulera du sang royal,
Ses yeux seront de couleur émeraude,
Il aura une personnalité chaude… ».
La suite personne ne la connaît dans ce royaume. Je crois que ce descendant, c’est toi, elfe...

Eléwen :
Moi !? Un descendant qui devra tuer des démons ! Il est complètement fou !
-Qu’est-ce que ça avoir avec moi ?
-Deliowyn était un roi elfe magicien. Il avait prévu que cela arriverait. Tout concorde ! Montre-moi ce tatouage !
Il s'avance avec busquerie. Je pousse un hurlement de lion qui le calme tout de suite.
-Qu’est-ce qui se passe ? Me demande le prince. Pourquoi ne veux-tu pas le montrer ?
Je ne peux m’empêcher de rougir.
-Parce que mon tatouage sur mon corps….Partout ! soulignai-je.
-Ah oui…Dans ce cas….
-Mais je veux bien que vous regardiez les bras.
Rodriguez a l’air excité. Mais…Pourquoi ?

Rodriguez :
Le plus beau jour de ma vie ! Toucher un elfe, et en plus peut-être le descendant du grand roi Deliowyn !!! Je reconnais les quelques lettres de la langue sacrée elfique que j’avais appris ! C’est une sorte de…description . Mais ! C’est…
-C’est un bout de la prophétie ! m’écriai-je. Tu es bien le descendant !
Ça m’envahit de peur. J’ai méchamment traité un elfe mais de surcroît de rang royal !
-Votre Majesté...
Et je m’incline. Logan n’a pas tout compris sauf le fait que l’elfe gracieux devant nous était de sang royal. Il s’incline à son tour.

Eléwen :
-C’est ridicule ! Je n’ai jamais vécu dans un château ! Je suis, du plus loin de ma mémoire, toujours dans la forêt ! Et puis je n’ai pas connu mes parents !
Les larmes coulent et ne veulent pas s’arrêter. Une attitude enfantine que j’avais décider de bannir, ressurgit. Des souvenirs sur…Non ! Oublie ! Partez !Logan s’assied à côté de moi.
-Je suis désolé. Nous débarquons, t’apprenons que tu es une royesse sans penser à toi.
Et il me prend dans ses bras.

Logan :
-Mais il faut aussi dire que maintenant tu as le même rang que moi.
Elle releve la tête ne comprenant pas ce que je veux dire. Elle ne pleure plus, un air de réflexion sur son visage. Soudain, elle me regarde, un éclair de compréhension dans ses beaux yeux.
-Je m’appelle… Eléwen.
Le ciel n’a jamais été aussi bleu qu’à cet intant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://krynn.goodforum.net
Markhal
Maître de Soras
Maître de Soras
avatar

Nombre de messages : 511
Age : 26
Arme(s) : deux cimeterres
Autre : Ombre
Autre n°2 : Griffon - Aram
Date d'inscription : 16/10/2006

Feuille de personnage
Points de vie:
100/100  (100/100)
Âge: 38 ans
Race: Mi-humain, mi-démon

MessageSujet: Re: Galerie histoire de Markhal   Sam 11 Nov - 11:54

VII.La décision

Logan :
Eléwen se retire un peu pour réfléchir. Toutes ces histoires m’ont fait presque oublié ma faim. Je dis bien presque !
-Rodric, j’ai faim ! pleurniché-je.
Pas de réponse. Il est en pleine béatitude, plus rien n’existe pour lui. Je mettrais ma main à couper qu’il pense à Eléwen.
-Rodriguez !
-Hein ?...Quoi ?! Elle est revenue ?
C’est bien ce que je dis... Complètement obsédé. Elle n’est pas si belle que ça…Avec son magnifique sourire et ses yeux changeant de couleur tantôt émeraude, tantôt ambre. La belle couleur de miel.

Rodriguez :
-Prince !...Prince !
-Elle est là ?!
Pire que moi. Pauvre garçon !
-Non, Votre Seigneurie, elle n’est pas encore arrivée.
-Tu sais Rodric, tu peux continuer à m’appeler Logan et me tutoyer. Tu es mon précepteur, mais avant tout mon ami.
Il a mûri en peu de temps. Sa remarque me touche profondément.
-Merci...Logan.
-Oh mais de rien, ça me fait très plaisir.
Et il replonge dans ses pensées. Il a raison. Quelle belle femme !

Eléwen :
Qu’est-ce que je dois faire ? Partir, c’est abandonner les animaux faibles de la forêt, sans défense ! Mais ça veut aussi dire, retrouver les miens et peut-être mes parents ! J’ai pris ma décision ! Je me dirige vers ma maison. Les deux compagnons m’accueillent avec entrain.
-Alors qu’est-ce que tu as décidé ?
Je prends une grande inspiration.
-J’ai décidé que je partirai.

Logan :
-Nous te suivrons !
-Euh…, je ne sais pas si c’est vraiment une bonne idée…
Et voilà qu’il recommence ! Jamais entreprendre quelque chose. Typiquement Rodriguez !
-Mais…, Rodric, il faut l’aider !
Elle me regarde avec espièglerie et prend un air de chien battu. Dans…tous les sens du terme. Eléwen se change en un petit chien avec de grands yeux larmoyants.
-S’il te plaît Rodriguez, pleurniche-t-elle, s’il te plaît…
Il prend pitié et réfléchit intensément.

Rodriguez :
Eléwen a besoin de mon aide ! Que puis-je faire d’autre que d’accepter ?
-D’accord ! Mais ce sera dangereux ! Il faudra des vivres et des armes ! Et…
-Du calme, Rodric, du calme…
-Oui ! Logan a raison... Calme-toi. On ne va pas partir dans cinq minutes !
Je me suis un petit peu emballé.
-Par où commençons-nous ? demanda l’elfe.
-Par les vivres, c’est très important ! Nous ne savons pas pour combien de temps nous serons partis. Tu pourrais nous trouver ça ?
-Je connais toutes les plantes comestibles, j’y cours, j’y vole !
Et elle s’en va.
-Bon, et pour les armes il faudra chercher au château.
-Oh non ! Si on y va, on va se faire repérer et on sera bloquer là-bas.
Je n’écoute pas le reste. Il faut mettre un plan au point.
-Me revoilà !
Elle porte un énorme sac de nourriture.
-Ce ne sera pas trop lourd ? craignis-je. Ça m’a l’air gros.
-Voyons, Rodr..., tu oublies que ce sont des plantes, c’est très léger, se moque-t-elle avec douceur.
-Maintenant les armes, comment les récupérer ?
-J’ai ma petite idée là-dessus…


VIII.Le château

Eléwen :
C’est un stratège bien conçu. Pendant que je distrais les gardes en forme d’animal, Rodriguez et son élève arrivent par derrière pour les assommer.
-La première partie s’est bien passée, m’informe le précepteur. Maintenant à l’armurerie !
Nous réussissons à entrer dans le château. En chemin, deux gardes me barrent la route. Je me transforme en un camélia disgraciis, une plante contenant un puissant somnifère. En me cueillant, les soldats reniflent le poison et s’endorment comme des masses. Logan et Rodric me suivaient de loin. Ils ne pouvaient pas prendre le risque de se faire reconnaître. Nous atteignons finalement la salle des armures. Mais un garde a sonné l’alarme ! Un escadron armé jusqu’aux dents arrivait à l’autre bout du couloir.
-Rentrez vite à l’intérieur ! Leur criai-je.
-Mais...! Et toi… ?! M’implore Logan.
-Choisissez vos armes, je vous rejoindrai !
Il se retourne de mauvaise grâce et ferme la porte derrière lui. La bataille commence...

Logan :
Je cours vers Rodric.
-Bouge-toi ! Eléwen essaye de les retenir du mieux qu’elle peut !
-D’accord, je vais augmenter la vitesse !
De l’autre côté de la porte se déroulait un combat inégal de douze hommes contre une seule femme ! C’est honteux ! Je m’empare de Brûlante, mon épée favorite. Je prends aussi une armure en cuir, un poignard et un arc, pour Eléwen. De son côté, Rodriguez a, lui aussi, fait un petit paquetage. Tout à coup, plus aucun bruit. J’entends la porte grincer.
-Je suis là ! Nous apprend avec soulagement Eléwen. J’espère que je ne vous ai pas fait trop attendre !
Je sourie en secouant légèrement la tête. Il n’y en a pas deux comme ça !



Rodriguez :
Eléwen regarde les affaires que le prince lui a choisies. Ça n’a pas l’air de lui convenir.
-Tu sais, je vais prendre moi-même mes armes et mon armure.
J’ai l’impression qu’il va pleurer tant il a l’air déçu.
-Vas-y, mais dépêche-toi ! Le reste des renforts vont arriver ! L’informai-je.
Elle éclate d’un rire franc et joyeux.
-Ça ne risque pas ! Ils sont tous bloqués dans les escaliers. J’ai empilé tous les hommes endormis ou assommés devant la porte. Ces tas de muscles ne bougeront pas avant une heure !
-Tu m’étonneras toujours !
Elle me rend un sourire complice et part se balader dans les allées. Cette fille n’est vraiment pas comme les autres !

Eléwen :
Je me promène dans les rangées quand je vois une épée scellée. Je m’approche doucement et je remarque des inscriptions.
-Rodric, tu peux venir s’il te plaît ? Lui plaidai-je.
Il arrive en trombe.
-Qu’est-ce qui se passe ? Un ennemi ?!
-Non, je ne sais pas lire ce qui est marquée sur cette épée. En fait, je ne sais pas lire du tout.
-Il ne faut pas avoir honte... Je t’apprendrai plus tard si tu veux... Ah ! Je connais cette arme. Il est inscrit que : «Seul une personne dont son âme est celle d’un combattant mais dont le cœur recherche la paix, pourra me soulever…». Après je n’arrive plus à lire ce qui est écrit.
Il la prend entre ses mains, mais la laisse tomber sur le sol.
-Un problème ?
-Ce n’est pas une blague ce qui est marqué. Elle est diablement lourde ! Cette épée est protégée par un sortilège très puissant !
Bizarrement, une confiance absolue m’envahit. Je m’empare de l’épée et la brandit vers le ciel.

Rodriguez :
Une lumière enveloppe la pièce. Un énorme éclair frappe la boule où se trouvait Eléwen. Après quelques secondes qui ressemblaient à une éternité, la lumière disparaît ne laissant que la jeune elfe couché par terre. Logan se dirige vers elle.
-Eléwen !
Elle ouvre les yeux et sourie.
-L’épée…Elle m’a parlée. Elle est magique ! Déclare-t-elle.
-Qu’est-ce qu’elle t’a dit ?
Elle secoue la tête, je comprends qu’Eléwen savait garder un secret. Je l’aide à se relever et découvre le reste de l’inscription qui brillait de milles feux.
«Elle appartiendra à mon descendant, possédant ainsi une part d’âme de ses ancêtres.»
-Cette arme…, elle était à Deliowyn ! M’exclamai-je.
Son sourire s’élargit.
-Je le savais déjà !
J’hoche la tête. Cette fille est plus mystérieuse que jamais !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://krynn.goodforum.net
Markhal
Maître de Soras
Maître de Soras
avatar

Nombre de messages : 511
Age : 26
Arme(s) : deux cimeterres
Autre : Ombre
Autre n°2 : Griffon - Aram
Date d'inscription : 16/10/2006

Feuille de personnage
Points de vie:
100/100  (100/100)
Âge: 38 ans
Race: Mi-humain, mi-démon

MessageSujet: Re: Galerie histoire de Markhal   Sam 11 Nov - 11:56

IX.La sortie ?

Logan :
-Par où sortons-nous ? Demandai-je.
Tout le monde était équipé et possédait les armes qu’il fallait. Rodriguez avait une cape noire et son poignard à doubles lames. Eléwen possédait l’épée de Deliowyn qu’elle avait baptisée Balfing, ce qui veut dire famille en elfe, un arc en chêne et une armure en bois de saule pleureur, ayant des aptitudes magiques pas encore complètement découvertes. Moi, je gardais Brûlante, mon épée, et une armure en mithril, acier nain qui résiste à une très forte chaleur et rend presque invincible. Un seul inconvénient : elle est très lourde.
-Euh…, je ne sais pas, avoue Rodriguez.
-Alors nous sommes tous perdus ! Je ne quitterai jamais cet endroit de ma vie !
Eléwen, loin de se démonter, se transforme en jaguar et renifle partout.
-Que fais-tu ?
-J’ai senti un courant d’air ! Il doit y avoir un passage quelque part !
En entendant ces mots, je pars moi aussi à la recherche de ce passage. Après quelques minutes de dur labeur, je tombe de fatigue.
-Ne te laisse pas aller ! Ce n’est pas comme ça que l’on trouvera la sortie ! Déclare Rodric.
Vieux rabat-joie ! Je me relève avec difficulté et m’appuie au mur. Quand deux secondes plus tard, je me retrouve les quatre fers en l’air et avec une grosse bosse sur la tête.

Eléwen :
Il est tombé dans un escalier secret ! Je le descends en me tenant les côtes tant je riais.
-Oh ! Ça va ? Lui sollicitai-je en voyant l’énorme bosse trônant sur sa tête.
-Oui, oui….
Il éclate de rire et se masse la tête.
-Alors Rodriguez ?! Je croyais qu’on ne trouverait jamais la sortie comme ça !
-D’accord ! J’avais tort ! Pardon !
Le prince fait une tête très étonnée. Des excuses de Rodric doivent être rares. Rodriguez descend lui aussi l’escalier. Quand il voit Logan, il eut du mal à ne pas se moquer.
-Bon, continuons ce chemin, dit Rodriguez après avoir contrôlé son rire.
Il prend une torche accrochée au mur et l’allume. Le couloir devait faire plus ou moins dix mètres de long et se terminait par une porte cloutée. Nous avançons avec prudence. Quand soudain …. !
-Stop !!!! Nous ordonne Rodric. Cette dalle n’est pas normale.
C’est vrai, elle a l’air étrange. Logan s’avance courageusement.
-Passons par au-dessus alors, suggère-t-il.
-Mmmm.... Je ne sais pas Logan, c’est dangereux. Je vais passer d’abord.
Il recule, prend son élan et saute. Le piège ne se trouvait pas devant mais derrière ! Rodriguez se retourne, fier de son exploit, mais il ne voit pas les deux lames qui allaient tomber sur lui. Je me transforme en gazelle et je saute vers lui.

Rodriguez :
Eléwen se jette sur moi et je tombe par terre. Deux lames surgirent de nulle part et tailladèrent son dos. Eléwen s’affale et ne bouge plus. Elle m’a sauvé.
-Elle est blessée ? M’enjoigne le prince, fou d’inquiétude.
-Oui, sur le dos. Les lames sont entrées profondément.
Ce n’est pas joli à voir. Le sang coulait et ne s’arrêtait pas.
-Il faut la sortir d’ici !
Le prince ramasse les vêtements et les armes de Eléwen et me suit. Nous passons la porte et nous nous retrouvons dehors. Avec peine, Logan tente de se souvenir du chemin vers la hutte de Eléwen. Finalement nous établissons le bivouac au pied d’un grand chêne. Je panse les blessures de la gazelle. Ce qui était bizarre... C’est qu’il n’y avait pas seulement ces deux blessures... Le corps de cette dernière était rempli de cicatrices en tout genre ! Leurs origines m’étaient inconnues et je dois m’en contenter pour l’instant mais il faut que je pense à lui demandait plus tard... Je lui mets une couverture et continue à installer la tente. Quand tout à coup, Eléwen se transforme. Balfing se soulève dans les airs pour la rejoindre !!!! Son épée à côté d’elle, elle sourie. Logan s’approche, s’abaisse et dépose les vêtements avec une crainte respectueuse. Elle ouvre les yeux.
-Ça va ? Lui demandai-je.
-Pas vraiment, mais je supporte.
-A propos…Merci…
-Mais de rien ! Il faut bien que quelqu’un te protège !
Et elle rie. Cette fille me fait énormément changer.


X.La préparation


Eléwen :
Nous restâmes finalement deux jours, le temps de ma guérison, au campement. Rodriguez avait prouvé ses compétences à réfléchir et à voler. Chaque soir, il revenait avec des carottes, courges ou radis qu’il avait été chipé au marché. Ce n’était pas très honnête, mais il fallait bien survivre. Comme je ne pouvais plus leur indiquer les plantes comestibles, ils ont du trouver un autre moyen pour se nourrir. Logan, lui, avait montré ses talents de guerrier. Pendant un de mes évanouissements, des brigands avaient essayé de piller le bivouac. Le prince s’était interposé et les avait, pour dire poliment, renvoyés à coup de pied ou plutôt d’épée. J’ai demandé à Rodric et à Logan de m’apprendre à lire. En cinq minutes, j’ai appris à lire le Traeganrien, langue nationale, et toutes les autres langues. Depuis Rodric me questionnait sur ma méthode et me taquinait sur ce sujet.
-La grosse tête arrive, chante-t-il à tue-tête.
Cela m’énervait un peu.
-Ne t’inquiète pas Eléwen, me rassure Logan, il fait ça avec tout le monde.
Quel amour !

Logan :
Cette fille m’étonnera toujours ! C’est à se demander comment elle faisait ! On emballe les tentes pour partir. Mais…. ?
-Rodric, où partons-nous ?
-Nous commençons notre recherche à Lorian, l’endroit où la prophétie a été découverte.
-Je croyais que personne ne la connaissait dans ce royaume ?!
Mon précepteur fait une moue ennuyée.
-C’est parce que ça se trouve sur le territoire d’Hemwel…
Le territoire elfe !!! Mais il est fou !
-Tu veux nous faire tous tuer !!! Lui criai-je.
Eléwen n’a pas l’air de comprendre, elle ne mesurait pas l’ampleur du danger de cette expédition.
-Non, se défendit-il. Je veux que Eléwen retrouve ses parents et nous sauve tous des démons de la prophétie. Tu ne comprends pas ?! Ce n’est pas une simple visite de courtoisie ! Le monde a peut-être besoin de nous !!!!
Ce petit discours me fait de l’effet.
-Tu as sûrement raison, soupirai-je. Je n’avais pas réalisé l’importance de ce voyage.
Eléwen qui n’a rien dit durant la petite dispute que j’aie eue avec Rodric reprend des couleurs.
-Alors…Allons vers Lorian !

Rodriguez :
-Pour le voyage, il nous faudra environ un mois à pied.
-Et à cheval ? Me demande Eléwen.
-Une semaine, plus ou moins, mais nous n’avons pas de….
Je comprends vite, j’avais oublié qu’elle pouvait se transformer en animal ! Quel idiot je suis !
-Mais tes blessures sont à peine cicatrisées, proteste Logan. Tu seras fatiguée et…
Il s’arrête devant la mine attristée de Eléwen.
-Mais j’ai l’impression de ne servir à rien, pleurniche-t-elle, Rodric vole de la nourriture, toi, tu repousses les brigands, mais moi qu’est-ce que je à part tomber dans les pommes ?
C’est une sacrée comédienne. Devant son visage en pleurs, Logan était en plein désarroi.
-Ce n’est pas grave, tu sais. En fin de compte, tu peux te transformer, mais si tu es fatiguée, tu nous le diras et on s’arrêtera tout de suite.
Elle sourie ce qui confirme ce que je disais : de la comédie.
-Merci, tu es gentil.
Et elle l’embrasse sur la joue. Il eut un sourire béat et pendant dix minutes ne le quitta pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://krynn.goodforum.net
Markhal
Maître de Soras
Maître de Soras
avatar

Nombre de messages : 511
Age : 26
Arme(s) : deux cimeterres
Autre : Ombre
Autre n°2 : Griffon - Aram
Date d'inscription : 16/10/2006

Feuille de personnage
Points de vie:
100/100  (100/100)
Âge: 38 ans
Race: Mi-humain, mi-démon

MessageSujet: Re: Galerie histoire de Markhal   Sam 11 Nov - 12:01

XI.La frontière

Logan :
Le voyage devint vite une routine. Le matin, Eléwen se transformait en cheval blanc à la crinière légèrement dorée. Ensuite Rodriguez mettait une couverture avec un cataplasme relaxant de la recette de Eléwen. Elle avait appris que ses cicatrices ne disparaîtraient jamais, qu’elle garderait une immense croix sur le dos jusqu’à la fin de sa vie. Ça l’avait attristée mais elle s’était faite à l’idée. Après que Rodric et moi avions accroché les sacs contenant les vivres, les armes et les vêtements, et que nous avions pris place sur son dos, Eléwen galopait. Ce n’est qu’au coucher de soleil que nous nous arrêtions. Rodric et moi installions la tente, pendant que Eléwen se lavait et se rhabillait. Nous mangions un bon repas et nous nous racontions des histoires autour du feu. D’après Rodriguez, Eléwen aurait plus au moins quatorze ans. Elle avait survécu à tant de choses pour son âge ! Le soir du troisième jour du voyage, ce fut au tour de Rodric de nous raconter quelque chose.
-Avant d’être au service de la maison royale, j’étais un filou confirmé. Sans me rendre compte de son rang, j’avais volé la bourse bien garnie du père de Logan. Le soldat me rattrapa et je me défendis farouchement. Je courus et me battis à l’épée. Malheureusement, je ne suis pas arrivé à m’enfuir et ils me conduisirent auprès du roi. Il me regarda et ria, m’apprit qu’il était le roi. Trouvant que j’avais le regard intelligent et que je me battais bien à l’épée, il me donna pour peine d’être le professeur de Logan.
Je m’en souviens comme si c’était hier. Il est arrivé l’air boudeur m’a appris qu’il était ma nounou et commença le cours. J’avais dix ans, lui dix-neuf. Et j’en avais douze quand mon père mourut dans les douleurs de la fièvre…

Rodriguez :
A la mention de son père, Logan se retient de verser des larmes. Ce sujet le blessait à chaque fois et je l’évitais au maximum, mais j’avais complètement oublié ! Quel imbécile ! Eléwen s’en rend compte.
-Si on parlait d’un évènement qui nous est arrivé ?
-Bonne idée !
Le prince se redresse avec intérêt.
-Qui commence ?
-Tu peux commencer, Logan.
-Et bien voilà, tout commença le jour où je trouvai un oiseau dans le parc.
Et il raconte avec humour et fantaisie, l’histoire de sa rencontre avec Eléwen. Elle prend un air boudeur.
-Je voulais aussi la raconter !
-Trop tard !
Il riait. Eléwen avait réussi à lui faire retrouver son sourire. Elle est douée !

Eléwen :
Nous continuons la route durant deux jours quand, enfin, nous découvrîmes les premières formes de vie depuis le début du voyage. Sous la forme de cheval, je m’approche de cinq gardes elfes gardant un pont, avec Logan et Rodriguez sur mon dos.
-Halte Humains ! Crie un des gardes. Qui êtes-vous ?
Rodriguez et Logan descendent de mon dos.
-Seulement deux voyageurs avec leur cheval, répond Rodric.
Je lui flanque un coup de pied. Non mais ! Je ne suis pas un simple cheval !
-Rectification, déclare le précepteur en se massant le derrière, trois voyageurs.
Les gardes riaient. Ils reprennent vite leur sérieux.
-L’accès est interdit aux étrangers !
-Comment allons-nous faire ? Chuchote Logan. Ils ne voudront jamais nous laisser passer.
-Attaquons-les, propose l’impétueux Rodriguez.
-Non ! Allons-nous en.
Logan s’incline et je pars vers la droite. Hemwel est entouré d’une frontière naturelle, un fleuve infranchissable et une chaîne de montagnes. Devant le fleuve, il y avait une forêt, je m’y enfonçais.
-Tu peux t’arrêter Eléwen, il va bientôt faire nuit.
Je me stoppe dans une petite clairière avec le fleuve entourant Hemwel à côté de celle-ci. Derrière un arbre, j’enfile mes affaires. Je réfléchissais à un moyen pour traverser la frontière. On pouvait, nous aussi, construire un pont mais ça prendrait trop de temps. Je retourne à l’endroit où Rodric et Logan avaient installé le bivouac.
-Ça va ? Pas trop fatiguée ?
-Non, ça va. Merci.
Ils avaient l’air inquiet, je dois faire une de ces têtes !
-Demain on traversera la forêt.
-D’accord, en attendant, bonne nuit.
-Bonne nuit.
-Bonne nuit, continuai-je.
Peu après Logan part aussi dormir. Je commence la garde pour la nuit. Quand je vois une chouette atterrir près du campement.
-Viens ! Hululai-je. Allez viens !
La chouette me regarde avec étonnement.
-Tu sais parler ?! Un autre elfe qui sait parler c’est étonnant !
-Tu veux bien venir ?
-Bien sûr !
-Comment t’appelles-tu ?
-Je ne sais pas, dit-elle, confuse, je n’ai pas de nom.
-Moi, je m’appelle Eléwen. Veux-tu que je te donne un nom ?
-Tu ferais ça pour moi, c’est gentil !
-Que dis-tu de …. Mojia ?
-Merciiii ! C’est génial ! Pour te remercier, je vais te donner un cadeau ! Un secret réside dans l’eau....
Et elle s’envole. Je me suis faite une nouvelle amie cette nuit-là.


XII.La découverte

Rodriguez :
Je me réveille au petit matin en forme. Logan et Eléwen étaient déjà réveillés et préparaient les bagages.
-Bonjour la compagnie !
-Bonjour Rodriguez !
-Salut ! Eléwen a quelque chose d’intéressant à te raconter.
-Hier, j’ai discuté avec une chouette, après une courte discussion elle m’a dit qu’un secret réside dans l’eau.
-Etrange…Donc ça veut dire qu’il y a un trésor dans l’eau !!!
-Je ne crois pas…
-A la recherche du trésor !!!
Un trésor caché, je n’y crois pas ! Je rêve éveillé. C’est de loin la meilleure découverte de ma vie.


Logan :
Rodriguez s’excite comme un fou. Le pauvre ! Il n’a rien compris. Le sens de l’énigme est sûrement tout autre. Mais lequel, ça reste un mystère. Je prends ma part de bagages, appelle Rodric et commence à marcher. Eléwen voyageaient par les lianes, ayant ainsi une vue de haut. Rodriguez me rejoint.
-Où est le trésor ?
-Rodr, calmes-toi…, tu ne vas pas retrouver tes instincts de voleur quand même.
-Non, non…Pas du tout…
Je ne suis pas vraiment satisfait. Bien que Rodric était entré au service de la maison royale, il n’avait pas abandonné pour autant son ancienne vie. De temps en temps, des couverts disparaissaient, des tableaux et même des tapisseries ! Nous arrivons finalement à une cascade. Un ruisseau qui était le prolongement de la cascade s’étendait devant nous. Impossible de le traverser en nageant. Mais peut-être par la voie des airs ?
-Eléwen, est-ce qu’on peut attacher une corde pour faire un pont ?
-Oui…Attends.
Elle lance une liane qui se bloque à un arbre.
-Après vous messieurs…
Rodriguez monte à l’arbre et traverse sans problème. Au sommet de l’arbre, avec Eléwen, tout ce que je peux faire, c’est m’accrocher à une branche et de ne plus bouger.
-Tu as le vertige ?
-Je ne sais pas, haletai-je.
Elle me prend dans ses bras, témoignage de sa force exceptionnelle, et traverse tout doucement le pont.
-Faites attention ! La liane va craquer !!!
Eléwen continue courageusement d’avancer et la liane se casse en deux. Nous sommes projetés contre la cascade. Je crois ma dernière heure arrivée.

Eléwen :
Je reprends mes esprits dans une sorte de caverne, enroulée dans une couverture. Je me souviens que d’une seule chose : la cascade. Un énorme mal de tête m’empare et tous les souvenirs affluent. La liane, Logan, la cascade… ! Je suis vivante ! Je me relève et regarde autour de moi. Plus loin, Logan et un homme discutaient. Logan se retourne et me sourie.
-Viens Eléwen, j’ai une surprise !
Je m’approche et observe les traits de l’homme assis devant moi. C’était un elfe, il était grand, avait une peau verte pâle et les cheveux tressés verts foncés. Ses yeux de la couleur de l’émeraude me fixaient avec la même intensité que je le fixais. Il portait une bure et avait une icône attaché au niveau de la ceinture.
-Bonjour, fait-il.
-Bonjour, répondis-je, je m’appelle Eléwen, et vous ?
-Je m’appelle Huro (Son nom se prononce «Ouro»). Je suis un descendant de Deliowyn...

Huro :
Cette fille me regarde bizarrement.
-Moi aussi ! Enfin…je crois.
J’éclate de rire.
-Je sais, tu as parlé avec la chouette, non ?
Logan nous calme.
-Vous avez parlé avec Mojia ?
-Oui, elle m’a dit qu’elle vous avait révélée ma cachette. Tout ce que je pouvais faire, c’est attendre que vous arriviez.
Celui qui s’appelait Rodriguez arrive.
-Qu’est-ce que c’est que tout ce raffut ?!
-Rodric, je te présente Huro. Huro, je te présente Rodriguez, mais je crois que vous vous êtes déjà parlés ?
-Je n’ai pas eu cet honneur.
Je ne pouvais soustraire mon regard de Eléwen, ses yeux avaient changé de couleur et étaient devenus d’un ambre profond, envoûtant…

Rodriguez :
Je tourne la tête vers ce Huro et je reste bouche bée. La ressemblance était frappante avec Eléwen.
-Mais qu’est-ce qui… !!!
Logan éclate de rire.
-Ils se ressemblent, n’est-ce pas ?
Je me contente de hocher de la tête.
-Rodriguez, je crois que la prophétie s’est trompée. Il y aurait deux descendants.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://krynn.goodforum.net
Markhal
Maître de Soras
Maître de Soras
avatar

Nombre de messages : 511
Age : 26
Arme(s) : deux cimeterres
Autre : Ombre
Autre n°2 : Griffon - Aram
Date d'inscription : 16/10/2006

Feuille de personnage
Points de vie:
100/100  (100/100)
Âge: 38 ans
Race: Mi-humain, mi-démon

MessageSujet: Re: Galerie histoire de Markhal   Sam 11 Nov - 12:04

XIII.Le monastère

Huro :
-En fait la prophétie est juste, mais vos émissaires l’ont transformée.
Je ne pouvais détacher mon regard d’Eléwen. J’approche la main au même moment qu’elle. Nous les retirons, gênés. Quand tout à coup elle se plante devant moi et prend mes mains dans les siennes. Un halo de lumière nous embrasse. C’est comme…une connexion. Un sentiment inexplicable se déclara au fond de mon être. Je regarde Eléwen en souriant. Je la connais et elle me connaît. Quand il disparut, nous tombons dans les bras l’un de l’autre. Je commence à pleurer.
-Je t’ai retrouvée, j’ai retrouvé ma moitié.
Elle pleurait également.
-Moi aussi, je t’ai toujours connu, je te parlais pendant la nuit.
-Et moi je te répondais !
Je resserre mon étreinte, j’avais enfin retrouvé ma sœur jumelle.

Eléwen :
Huro nous raconte le récit de sa vie, en résumé.
-Je fus abandonné dans une forêt. Un moine me trouva et m’emmena au monastère de Baldwin. Un jour, je fis une rencontre avec un oiseau blessé avec lequel je discutai un peu. Un moine le vit et fut très étonné et me conduisit auprès du frère supérieur. Suite à une longue discussion, il a découvert que j’étais un descendant de Deliowyn. Je suis parti, il y a deux mois, chercher ce qui me manquait. Mais maintenant ce vide est comblé.
Il me sourie timidement. Je connaissais cette impression de trou rempli.
-Quel âge as-tu ?
-J’ai quatorze ans. Dans cinq jours, ce sera le jour de ma trouvaille dans la forêt.
Donc j’ai aussi quatorze ans. Le temps de toute une vie dont je n’avais pas su profiter à cause de…Ne plus y penser !

Logan :
-Il faudra vous déguiser. Les humains ne sont pas les bienvenus, ici.
Huro n’a pas les mêmes pouvoirs que sa sœur. Il connait toutes les langues, comme elle, mais ne sait pas se transformer. A la place, il avait une bonne connaissance du territoire. Après sa rencontre touchante avec Eléwen, il nous donne des capes noires.
-Ces capes sont magiques…, nous avoue-t-il, non sans malice.
Je l’espère car... elles puaient fortement, encore plus quand je l’ai enfilée.
-Quels pouvoirs possèdent de telles choses ? Demande Rodriguez.
-Ce sont des capes de pénitent.
-Ce qui signifie… ?
-Hum…Les gens vous considèreront comme des pécheurs, des criminels en quête de pardon, ils vous fuiront, de peur de le devenir à leur tour. Utiles…Dans votre cas.
On peut le dire ! Elles recouvraient complètement le corps et ne laissaient passer qu’une infime partie du visage. Rodriguez, lui, ne l’enfilait pas et restait devant, un air dégoûté sur la face.

Rodriguez :
Comment voulait-il que j’enfile cette cape qui puait et était sale, alors que je possédais une cape en soie, noire comme l’ébène, me donnant l’air d’un roi ?
-Je ne mettrai pas cette chose !
-Rodriguez ! Ne fais pas l’enfant !
-Je ne veux pas !
-Rodriguez, s’il te plaît…
Je me retourne et voit Eléwen qui s’était agenouillée.
-La seule façon pour que tu nous accompagnes sans te faire remarquer, c’est de porter ces capes. Evidemment si tu ne veux pas nous aider…Je …comprendrai.
Je détourne la tête. L’aider comptait plus que ma fierté.

Huro :
Il enfile le déguisement. Il doit vraiment tenir à Eléwen car il se faisait violence.
-Bien. Nous pouvons y aller.
Nous nous dirigeons dans le couloir et débouchons à l’air libre dans des petits bosquets.
-Nous sommes à une demi-journée de marche de Lorian. Nous y serons au coucher du soleil.
-Nous pourrions aller plus vite si je me transformais.
-Mieux vaut économiser tes forces. Les prêtres de Lorian vont nous poser beaucoup de questions.
Elle prend un air boudeur qui me fait rire. Comment avais-je pu vivre sans elle ?
Ce n’est qu’à la tombée de la nuit que nous arrivions enfin au monastère. Des moines alors arrivent.
-Vous, âmes impures, commence le plus vieux. L’accès est interdit aux pénitents !
-Frère, je viens en paix avec ma sœur et deux de ses amis. Ils viennent de très loin et chez eux ces vêtements portent en cas de deuil. Ils sont aussi purs que vous et moi.
Le vieux moine les inspecte de la tête au pied et hoche la tête d’un air approbateur quand il regarde Eléwen faire une petite révérence. Quand il voit ma bure, il soupire de satisfaction.
-Entrez, frères, si vous venez de loin couchez-vous au moins dans notre demeure.
-J’aimerais aussi parler au frère supérieur.
-Bien sûr…En attendant, je vais demander que l’on vous prépare des chambres. Avez-vous déjà mangé ?
-Non pas encore. C’est avec plaisir que nous acceptons votre repas.
Il s’en va. Rodric s’avance vers moi.
-On va bientôt manger ? J’ai saisi le mot pendant la conversation…
-Oui, Rodric. Mais il n’y aura pas de viande.
Il a l’air énormément déçu. Eléwen m’avait parlé de ses penchants carnassiers.
-Et…maintenant on peut enlever ces…capes ? On crève de chaud là-dessous !
-Peut-être…Vous savez parler le sindarin ?
-Oui. Mais Logan a besoin de progrès…
-Oh ! Ca va, hein ! Protesta ce dernier.
-Bon allez vous changer dans les dortoirs et enfilez des habits noirs pour avoir l’air en deuil.
-Pourquoi ?
-Tu comprendras plus tard.
Un moine d’une cinquantaine d’années nous prie de le suivre. Rodriguez et Logan nous quitte pour leur dortoir. Eléwen voulut rejoindre sa chambre individuelle.
-Non Eléwen, il faut que tu viennes avec mi chez le frère supérieur.
Elle s’arrête.
-Pourquoi ? Ça ne sert à rien !
La peur se lisait sur son visage.
-Aurais-tu peur ? Il ne te mangera pas, tu sais.

Eléwen :
-Je n’ai pas peur !
Juste un petit peu…D’accord…Je crève de peur. On racontait que c’était une créature maléfique… !
-Mais oui je te crois…
Je voyais clair dans son jeu…Me faire enrager, une très bonne idée…Il le comprit tout de suite. Il n’y a pas de choses intimes entre jumeaux…Enfin presque.
-Mais tu sais…Moi aussi j’ai peur… Tu veux bien m’accompagner ?
Je soupire.
-D’accord …Mais c’est bien pour te faire plaisir !
Il était tout content. Sûrement fier de sa comédie… ou plutôt tragédie.
-Merci !
Le moine nous introduit dans un bureau.
-Attendez ici, je vais prévenir le frère supérieur.
Et il sortit de la pièce. Celle-ci était spacieuse avec un bureau, quatre chaises et une bibliothèque. Sur le bureau, il y avait un encrier et une plume. J’ouvre un des tiroirs et m’empare d’une sorte de grimoire. Des voix retentissent et j’ai tout juste le temps de le cacher dans ma bandoulière avant que des personnes n’entrent. Un très vieil homme entre, soutenu par le frère qui nous avait conduit ici. Le vieil homme portait des lunettes noires, me faisant deviner avec effroi ses yeux aveugles tournant dans leurs orbites. Le moine l’installe sur une chaise. Apparemment Huro le connaissait car il lui tend sa robe et son icône. L’autre moine approuve de la tête et se retire. L’aveugle se racle la gorge. Il commence alors à parler d’une voix grave et rauque.
-Frère Huro… !
-Frère Gelsyk…Comment allez-vous ?
-Très bien, merci. Mais comment va notre petit prodige ?
Que voulait-il dire par là ? Prodige…?!
-Je me sens parfaitement bien. Et le monastère de Baldwin, vous avez des nouvelles ?
-Ne t’inquiète pas ! Il s’en sorte très bien sans toi…Mais…À qui appartient ce délicat parfum de fleurs sauvages ?
Il s’est levé et hume l’air. Je prends mon courage à deux mains et m’approche de lui. Je m’empare de sa main doucement.
-Je m’appelle Eléwen, je suis la sœur jumelle de Huro.
Il caresse ma main, me faisant frissonner, puis il y dépose un baiser.
-Je suis très heureux de faire votre connaissance, mademoiselle.
-Moi de même. Mais s’il vous plaît tutoyez-moi, je ne mérite pas tant d’égards.
Gelsyk rie.
-Une femme aux mains si délicates ne peut être qu’une noble dame.
Il se tourne vers Huro.
-Tu l’as enfin trouvée. La prophétie va enfin avoir lieu. Prenez place, je vais vous expliquer la situation.
Il désigne l’endroit où se trouvaient les chaises. Je m’assieds mal à l’aise. Huro me prend la main, ce qui me rassura, et prend place à côté de moi. Le frère supérieur se racle de nouveau la gorge et commence son récit.
-Il y a plus ou moins quinze ans de cela, la reine accoucha de deux bébés, vous en l’occurrence. Après l’accouchement, la reine était tellement faible que l’on a du demander de l’aide à une nourrice. Celle-ci était une magicienne ayant de nombreux dons. Plus ou moins deux jours après votre naissance, un prêtre maléfique fit appel à de très dangereux et puissants démons pour se venger de la famille royale. Heureusement, il perdit le contrôle et les démons devinrent libres. Mais ils n’utilisèrent pas cette liberté à bon escient. Ils prévirent une attaque contre ceux qui seraient capables de les renvoyer là d’où ils viennent. Ils attaquèrent donc le château. La magicienne réussit à les bloquer à l’entrée de votre chambre, s’empara d’Eléwen et se téléporta vers un endroit inconnu.
-Et moi ? Qui m’a protégé ?
-Le moine royal, le confident du roi.
-Mais où est-il ? Et la magicienne ?
-Le moine se tient devant vous quant à la magicienne, je ne sais pas ce qu’elle est devenue.
Huro se lève, rempli de gravité et d’honneur et prend l’aveugle dans ses bras. Celui-ci est surpris mais ne se dérobe pas.
-Merci, grâce à vous, j’ai enfin pu connaître ma sœur et la joie de vivre.
Je me sentais légèrement étrangère à cette confidence. Finalement je m’approche.
-Donc vous avez connu nos parents. Comment étaient-ils ?
Huro, s’étant rassis, regarde le moine intensément. Un des seuls espoirs de connaître nos parents.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://krynn.goodforum.net
Markhal
Maître de Soras
Maître de Soras
avatar

Nombre de messages : 511
Age : 26
Arme(s) : deux cimeterres
Autre : Ombre
Autre n°2 : Griffon - Aram
Date d'inscription : 16/10/2006

Feuille de personnage
Points de vie:
100/100  (100/100)
Âge: 38 ans
Race: Mi-humain, mi-démon

MessageSujet: Re: Galerie histoire de Markhal   Sam 11 Nov - 12:04

XIV.Le traître

Logan :
-Qu’est-ce que je m’ennuie ! Si on s’entraînait un peu Rodric ?
Il s’inquiétait. Cela faisait bientôt une heure que Huro et Eléwen étaient partis chez le frère supérieur. Il se tourne vers moi.
-Pas maintenant. Si tu allais faire une balade dans le monastère ? Tu t’occuperais.
Ouais ! Je m’empare de la cape-qui-pue (une idée à moi), ne possédant aucune affaire noire je suis obligé de la porter et m’engouffre dans le couloir. Je flâne alors sans but. Ne cherchant rien de particulier, je pose quelques questions à un jeune moine.
-Dis-moi, petit. Quel âge as-tu ?
-Huit ans.
Huit ans et déjà dans un monastère !
-Ha…! Et y a-t-il un endroit intéressant à visiter ici ?
Le jeune moine pouffe.
-Tu parles bizarrement... Je trouve que la cave est intéressante. Il y a beaucoup de nourriture !!
De la nourriture ! Enfin !
-Merci !
-De rien… ! Fait-il d’un air malicieux.
Il m’indique le chemin. C’est trop simple, j’aurais du m’en douter. Arrivé à la cave, j’entre en catimini. Je descends les escaliers et me frotte les yeux. Je n’y crois pas ! Le paradis sur terre ! De la nourriture…Du plafond au sol ! Partout ! Je prends une carotte, il n’y avait évidemment pas de viande, et mords dedans à pleines dents. Je furette un petit peu jusqu’à ce que j’entende des bruits de conversation. Je vois alors le moine qui voulait nous empêcher d’entrer dans le monastère parlant avec une sorte de bulle.
-Maître…Je ne peux pas !
-Tue-les !
-Mais je suis sûr qu’ils m’ont déjà percé à jour. La fille et le garçon ont des yeux étranges permettant de voir l’âme !
-Imbécile ! Ils ne connaissent pas encore leurs pouvoirs…! Il faut absolument les attaquer tant qu’ils sont encore faibles !
-Je n’y arriverai pas, maître ! En tout cas pas sans aide…
-Misérable vermisseau ! Crois-tu que je ne connais pas ta fragilité et ton incapacité à exécuter un ordre ! J’ai envoyé un escadron de trolls. Il arrivera d’ici deux heures.
Je recule de peur. Quelqu’un complotait contre Huro et Eléwen ! Et envoyait un escadron entier ! Je dois l’en empêcher ! J’avance tout doucement mais malheureusement je cogne un pot et me fait repérer par le traître. Il se tourne vers moi et avant que je puisse faire un geste, prononce une sorte de formule. Je sombre alors dans un sommeil lourd. Ma dernière pensée est à Eléwen. Qui la protégerait ?

Rodriguez :
Eléwen et Huro reviennent finalement plus ou moins une heure et demie après le départ de Logan. Eléwen avait l’air toute heureuse tandis qu’Huro avait une mine affligée.
-Qu’est-ce qui ne va pas ?
Eléwen rie sous cape et me murmure à l’oreille.
-Après avoir discuté avec frère Gelsyk, il a proposé de lire dans notre avenir…
-Et…
-Huro devra attendre cinquante ans pour se marier !
Je ne pus m’empêcher de rire. Je tape affectueusement l’épaule de Huro.
-Ne t’inquiète pas. Peut-être que les prédictions se sont trompées.
-Frère Gelsyk ne se trompe jamais…, blêmit-il.
Puis il se tourne vers sa sœur.
-Par contre, je voudrais bien savoir ce que tu lui as posé comme question.
Eléwen rougit. Huro a touché juste. Match nul.
-Et bien…, bégaie-elle, hum…Où est Logan ?
Pour détourner la conversation s’est réussi.
-Je ne sais pas. Il devrait bientôt revenir.
La porte claque et Logan apparaît dans l’embrasure de la porte. Il avait beaucoup de mal à respirer.
-Quand on parle du loup, on en voit la queue…
- Ici, on n’en voit pas que la queue !
Huro se lève, comprenant que Logan voulait dire quelque chose.
-Geu…Huff…Raaah !
-Je ne comprends rien de ce que tu dis. Attends…
Il pose sa main sur Logan qui retrouve tout un coup sa respiration.
-Comment as-tu fait ?
-Chacun son don ! Eléwen la transformation, moi, la guérison !
-Bref, dit Logan. Mais il y a plus important !
Il avait l’air agité et très nerveux. Il nous conte alors la conversation entre ce qu’on suppose être un démon et un moine.
-Si tout ce que tu racontes est vrai…
-C’est la vérité !
-Je n’en doute pas ! Il faut partir au plus vite. Je vais prévenir le frère supérieur.
Et il part. Qu’allions-nous faire ?

Huro :
-Voilà, je vous ai tout raconté.
Très résumé aussi. Le moine prend un air alerte.
-Il faut te préparer ! Et je vais te donner la prophétie !
Il prend un livre dans la bibliothèque qui entraîne un mécanisme faisant pivoter celle-ci, et il me tend l’exemplaire original de la prophétie. Je le prends comme si j’avais entre les mains un trésor.
-Prends-en soin ! Servez-vous dans le garde-manger. Bonne chance !
-Mais…Et vous… ?!
-Ne t’inquiète pas ! Vas-y !
Je jette un regard à mon protecteur en espérant de toutes mes forces que ce ne serait pas le dernier.
Je sors en courant et me dirige vers la cave. Eléwen y était déjà et faisais en quatrième vitesse des paquetages de nourriture. Je la remercie d’un regard et vais chez Rodric et Logan. Je les trouve en armure, prêts au combat et les bagages faits.
-On part ?
-Oui, j’ai la prophétie et…
-Ça y est ! J’ai fini les paquets de provisions !
-Bon, vite ! On part !
Nous courons jusque dans les bosquets. Tout le monde était tendu et ça se sentait. Nous marchions déjà depuis quelques minutes quand nous entendîmes des bruits de bélier. Poum ! Poum ! C’était effrayant. Commence alors une course-poursuite. Les soldats couraient vite et rattrapaient du terrain rapidement. On entendait leur souffle et leur puanteur nous chatouillait le nez. Eléwen trébuche et des cris de victoire nous parviennent. Le sang allait bientôt couler. Je m’arrête et me jette sur ma sœur.
-Non !
Les trolls arrivent à notre hauteur. Je guéris la foulure d’Eléwen et m’apprête à faire face. Un simple bâton peut devenir une arme redoutable entre mes mains. Le premier troll lève sa massue vers moi et je lui donne un coup au ventre. Il se plie en deux et tombe par terre. Les trolls ne sont pas des êtres intelligents mais ils sont dotés d’une grande force. Un autre vient avec des couteaux par derrière et les abat sur mon dos. La douleur que j’éprouve à ce moment est indescriptible tant elle était forte. La rage m’empare et…ce fut un massacre.

Eléwen :
-Et quand tu lui as donné un coup de boule !
Je suis émerveillée. Mon frère possédait des techniques de combat hors du commun. Rodriguez lui pansait ses plaies (Huro ne pouvait pas s’auto guérir).
-C’est drôle, dit alors Rodriguez, tes plaies forment une croix comme chez Eléwen…Sauf qu’elle a des autres cicatrices un peu partout…
-Les jumeaux doivent vivre les mêmes choses tôt à tard à mon avis. Tu ne crois pas Eléwen ?
Non, il n’a jamais connu les mêmes douleurs que durant mon enfance avec…Je retiens avec peine un frisson. Je me suis décidée à ne plus y penser. Ça appartient au passé. En attendant...Huro attendait toujours ma réponse.
-Eléwen… !
-Hein !? Quoi ?! Heu…oui, mentis-je, sûrement !
Je suis troublée. D’un coup de tête, je chasse les sombres pensées qui m’habitaient. Logan me touche l’épaule.
-Si tu allais chercher la prophétie ?
-Bien sûr…
Je m’empare du sac de mon jumeau et revient près de l’infirmerie improvisée.
-Où l’as-tu rangée, Huro ?
-Dans la poche de devant.
-Huro, je dois t’annoncer que tu garderas des cicatrices.
-Tout comme Eléwen !
Je hoche la tête. Je m’assieds à côté de Huro qui s’était relevé et de Logan. La prophétie entre mes mains, je commence à la dérouler. Tout le monde m’entoure quand j’entame à le déchiffrer. Soudain le parchemin s’enflamme et se réduit en poussières. Tout s’était passé si vite que nous n’avions rien pu faire.
-Comment allons-nous faire sans prophétie ?!
-Je n’en sais rien…
Puis après quelques minutes de réflexion, Rodric se tourne vers moi avec l’œil brillant.
-Mais…Eléwen a cette prophétie sur le corps !
Instinctivement, je porte la main à ma poitrine et prend un air de défense contre quiconque approcherait. Huro tapote mon épaule pour me calmer et s’avance.
-Moi aussi je l’ai. Pourquoi ne regarderais-tu pas chez moi ?
Je dus rire en voyant l’air déçu de Rodric.
-Oui…D’accord…Je viens avec toi.
Ils partent, me laissant seule avec Logan.
Je le regarde alors en détail. Logan, prince héritier de la couronne de Traegan, était musclé parfaitement et avec équilibre. Il était très grand pour son âge et possédait un visage qui faisait ressentir de l’autorité, alors qu’il n’en possédait presque pas. Les traits étaient ceux d’un guerrier, durs mais contenant de la force et en même temps de la douceur. Ses yeux étaient de la couleur de la rivière, bleu foncé et de délicates taches de rousseur se situait autour et sur son nez. Ses lèvres étaient charnues mais semblaient douces et délicates. Un air curieux se lisait sur sa figure.
-Tu as toujours eu ce tatouage ?
-Non. Il y a deux ans, il a poussé durant quatre jours. Je me souviens encore de la douleur que j’éprouvais...
-Ça a du être difficile pour toi.
-Oui. J’ai dépendu des oiseaux qui m’ont apporté de la nourriture.
-Si tu avais eu des serviteurs, tu te serais sentie opprimée.
L’amertume se lisait dans sa voix. Nous discutons encore un peu avant que j’aille dormir d’un sommeil sans rêve.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://krynn.goodforum.net
Markhal
Maître de Soras
Maître de Soras
avatar

Nombre de messages : 511
Age : 26
Arme(s) : deux cimeterres
Autre : Ombre
Autre n°2 : Griffon - Aram
Date d'inscription : 16/10/2006

Feuille de personnage
Points de vie:
100/100  (100/100)
Âge: 38 ans
Race: Mi-humain, mi-démon

MessageSujet: Re: Galerie histoire de Markhal   Sam 11 Nov - 12:09

XV.La prophétie, le retour !

Logan :
Je me réveille le lendemain matin, impatient de connaître cette prophétie. Je trouve alors Huro en pleine réflexion.
-Bonjour Huro.
Depuis que je l’avais vu se battre contre ces trolls, je l’admirais. Dans son physique frêle d’adolescent se cachait un combattant hors pair. Il se trouvait devant une carte de Hailweb et un parchemin. Il relève la tête et sourie.
-Bonjour !
Je prends le rouleau et le déroule. Je ne voyais que des signes bizarres. Huro me le retire des mains gentiment et adopte un air d’excuse.
-Rodriguez a juste reproduit la prophétie en langue sacrée. Tu auras un peu de mal à comprendre…
-Ce n’est pas grave…Peux-tu me la lire juste une fois s’il te plaît ?
-Bien sûr ! A partir d’où veux-tu que je te la lise ?
-Du début. Je n’ai jamais entendu la bonne version.
Huro se racle la gorge et commence de lire.
- «Deux de mes descendants auront entre leurs main
L’avenir de notre planète incertain
Ils possèderont chacun leur propre don,
L’un, la transformation, l’autre la guérison
Leur tâche est de ramener l’équilibre magique
Pour ensuite régner sur toutes terres elfiques
Vous les reconnaîtrez à ces symboles :
Sur leur peau un tatouage tribal,
Dans leurs veines coulera du sang royal,
Leurs yeux seront de couleur émeraude,
Ils auront une personnalité chaude…»
-Jusqu’ici…Je ne vois pas vraiment ce qui a changé. Ça ressemble beaucoup à celui des Traeganiens…
Huro ignore ma remarque et poursuit.
- «Plus tard, une autre couleur leurs yeux adopteront,
Ambre pour la fille, mauve pour le garçon,
Signe pour eux qu’il est temps de partir
Pour une longue quête à remplir.
Ensemble, ils braveront tous les dangers
Pour trouver les très grands pouvoirs protégés.
Il y en a un dans chaque sanctuaire,
Après avoir passé des épreuves meurtrières.
Devant chaque sanctuaire, il y a une porte fermée
Qu’il faut ouvrir chaque fois avec une certaine clé.
Pour vous éviter de chercher trop longtemps
Je vais vous donner tous les emplacements
Des sanctuaires cachés :
Le premier est chez les nains de l’empire Griffon
Vous devrez aller tout en haut du plus grand mont.
Le deuxième toujours dans le même empire
Là où tout le monde dit que le temps empire.
Le troisième chez les humains de Traegan
Mais des personnes le gardent jalousement.
Pour le quatrième Hemwel va t’accueillir
Dans l’endroit où le feu et le métal peuvent cuire.
Un dernier rituel vous devrez exécuter
Pour pouvoir détruire les démons, vous complétez.
Il se trouve derrière une cinquième porte
Dans le lieu où votre instinct vous porte.
Je vous souhaite bonne chance, mes enfants
Car vous en aurez besoin tout le temps.»
Il enroule le parchemin pour signifier qu’il avait fini. Je ne savais que dire… « Danger », « bonne chance »,…Ce ne sont pas des mots qui me mettent à l’aise. Je déglutis de nombreuses fois avant de pouvoir prononcer quelques mots.
-Et…Tu n’as pas peur toi ?
-Non…, dit-il après une courte réflexion, je crois en ce que dit la prophétie de mon ancêtre.
Je reste quand même sceptique. Quoi qu’il dise, cette histoire de prophétie me foutait les jetons. Eléwen arrive en baillant.
- Ouaaaaah ! Bonjour !
Depuis la lecture de la prophétie, j’attache plus d’importance aux détails. J’observe attentivement les yeux d’Eléwen. Il n’y avait pas si longtemps que ça, ses yeux ne faisaient que miroiter une couleur… Mais là, ils étaient devenus ambres ! Je me tourne et voit que les yeux d’Huro étaient mauves ! Un vertige me prend soudain d’assaut. Il est temps de partir.

Rodriguez :
-Où se trouve cet empire ?
D’après la prophétie, il faut commencer par aller chercher chez les nains. La difficulté serait présente car les nains détestaient les elfes. J’étais légèrement angoissé à cette idée.
- A plus ou moins trois mois d’ici…à pied évidemment.
Juste à l’évocation de l’effort, je suis déjà fatigué. Je prends un air entendu.
-Et si Eléwen se transformait ?...Ça irait beaucoup plus vite !
Il eut l’air de réfléchir à la question.
-Huuuuum…Mais Eléwen serait fatiguée à la fin…
A l’évocation de son nom la première fois, Eléwen s’est déjà approchée et maintenant nie.
-Non, non…J’aime me dépenser pour quelque chose. Et puis, si je suis fatiguée, tu pourras utiliser ton don, non ?
Huro adopte alors la position du frère protecteur qui réfléchit. Eléwen, Logan et moi le regardons avec des yeux remplis d’espoir. Il soupire.
-D’accord…Le voyage nous prendras donc environ un mois.
Ouf ! On l’a échappé belle... Mais un voyage d’un mois, c’était déjà pas mal…
-Un mois !!! S’écrie Logan. Mais c’est énorme !
Il se tourne vers Eléwen, le sourire enjôleur. Elle secoue la tête en souriant.
-Je ne pourrai pas aller plus vite, Logan… Tu estimes très bien Huro !!!
Il se pare d’une allure modeste mais parla quand même orgueilleusement.
-Je sais.
Eléwen rie et se jette sur Huro. Mais il avait déjà deviné ses intentions et a esquivé. Elle tombe par terre. C’est là que j’ai eu la mauvaise idée de rire. Eléwen se relève et sort son épée de son fourreau.
-Celui qui arrivera à me faire tombée, aura droit à un vœu sur moi. Mais si je fais tomber l’un de vous, c’est pour moi le vœu. Le vœu doit, évidemment être réalisable.
Elle nous lance un regard moqueur. Elle croit la victoire assurée. Je vais la faire changée d’avis. Mais... comme je vais gagner, quel serait mon vœu ?

Eléwen :
Je les voyais en train de considérer mon offre alléchante. Jusqu’à ce que Logan approche, sort son épée et crache par terre. Défi accepté. Huro et Rodriguez ne tardent pas à suivre son exemple. Comme des vautours autour d’une carcasse, ils tournaient autour de moi avec des airs envieux. Ils pensent déjà à leur vœu. Quand, soudainement, Rodriguez attaque avec sa dague. Rapide, mais il ne protégeait pas ses arrières. J’esquive ses attaques délicatement, puis m’abaisse et le fauche d’un coup du bras. Inévitablement, il tombe. Et d’un. Je lui fais un clin d’œil quand il sortit, déçu, de la zone de combat. Il me le rend mais avec une légère pointe d’amertume. Il s’en remettrait. Logan et Huro m’attaquent, eux, en même temps. Logan est aussi facile à faire tomber que Rodriguez. Un instant d’hésitation et il se retrouve, les quatre fers en l’air, par terre. J’attends un moment, le temps qu’il sorte, et Huro et moi nous dévisageons. Il avait une telle fougue dans son regard que je ne voyais qu’une seule chose : son envie de gagner. Je lui fais face et nous levons nos armes. Lui, un simple bâton, moi, une épée. Je le regarde alors dans les yeux.
-Tu ne veux pas changer d’armes ?
-Celle-ci me convient parfaitement.
Il sourie.
-Que le meilleur gagne !
Il plie les jambes et saute. Le voyant arriver par derrière, je me retourne et lui assène un coup de plat d’épée sur le cou. Il se baisse pour l’éviter et lance son bâton contre mon ventre. L’arrêter est facile. Finalement, quelques autres feintes, puis nous nous éloignons pour reprendre notre souffle. Après quelques minutes, il saute sur moi, je saute alors également. Au milieu des airs, je lui donne un coup du plat de l’épée, mais au même moment, je reçois un coup de bâton. J’en ai eu le souffle coupé. Je tombe en définitive au côté de mon frère. Logan et Rodriguez nous rejoignent, inquiets, mais ne surent se retenir de rire avec nous de ce beau combat.
-Qui aurait cru ? Dit Rodriguez. Vous avez la force et l’agilité égale. C’est donc match nul.
-Mais qui a le vœu ? Demande Logan.
-C’est simple. On va dire que je possède un vœu sur Eléwen et Eléwen, un vœu sur moi. Ça te convient ?
-Oui, parfaitement, dis-je. C’est une très bonne idée.
Je suis heureuse de cette perspective. Je garderais le vœu pour une meilleure occasion. Rodriguez me fait alors un clin d’œil.
-Mais tu possèdes aussi un vœu sur moi et Logan.
Je note…À exploiter. J’étais alors très lasse et j’avais envie de partir. Je prends donc congé de mes amis et pars dormir sous le ciel étoilé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://krynn.goodforum.net
Markhal
Maître de Soras
Maître de Soras
avatar

Nombre de messages : 511
Age : 26
Arme(s) : deux cimeterres
Autre : Ombre
Autre n°2 : Griffon - Aram
Date d'inscription : 16/10/2006

Feuille de personnage
Points de vie:
100/100  (100/100)
Âge: 38 ans
Race: Mi-humain, mi-démon

MessageSujet: Re: Galerie histoire de Markhal   Sam 11 Nov - 12:10

XVI.Un guide ?

Rodriguez :
Un petit village se détachait au loin, dans la brume épaisse. Cela faisait plus de trois semaines que nous voyagions. La route était longue et monotone. L’apparition du village nous fait tous frémir d’excitation et de…peur. Le passage de la frontière n’avait pas été très difficile. Il était plus facile de sortir que de rentrer à Hemwel. C’est le premier village nain que nous allions visiter de toute notre vie. Nous l’atteignons à cheval, sur Eléwen, au bord de la fatigue.

Des nains arrivent avec des pioches. C’est mauvais signe. Je ne comprends que quelques mots. Huro s’approche et tend les mains en signe de paix. Il parle tout un moment avec les nains mais rien n’y fit.
-Mauvais ! Mauvais ! Crient-ils.
Toujours sous la forme du cheval, Eléwen commence à s’énerver. Quand un des nains abat sa pioche sur Huro, elle charge (nous faisant ainsi tomber) et le fait bouger à temps. Elle se métamorphose alors et prend sa forme d’origine. Elle les réprimande, en tout cas, elle en a l’air. Je ne comprenais pas un traître mot de ce qu’elle disait. Huro vient vers nous et nous traduit, à voix basse, la conversation.
-…Et vous osez ! Vous vous jetez sur les visiteurs,…Comme ça ! Sans raison ! Vous devriez avoir honte !
Ils l’ont ! Les nains se regardent à présent, touts penauds, et n’ont pas l’air fier. Un très vieux nain s’avance devant le groupe.
-Je m’appelle Elric…J’ai cinq cents vingt-trois ans et toi, tu oses me réprimander comme un enfant !
Le loin du monde décontenancée, elle sourie et le toise de toute sa hauteur.
-Vous n’avez donc pas honte de vous comporter ainsi ?
Un rien surpris, il continue perdant peu à peu son assurance.
-Oui ! Non…Enfin…Peut-être ? Je ne sais pas…
Ses dernières paroles ne sont plus qu’un murmure. Il ne dit alors plus rien et fixe le bout de ses chaussures. Eléwen se redresse, surplombant ainsi tout ce public et reprend d’une voix forte.
-Nains…! Nous venons en paix. Ce n’est pas parce que notre sang et notre race sont différents que nous ne pouvons pas nous considérer comme des frères, des parents ou même…des amis.
Cette déclaration fait pondre des acclamations approbatrices. Eléwen a gagné. Je me retourne vers Logan et Huro qui, eux aussi, sourient. Elle nous invite à entrer dans la tente du chef.
Nous entrons dans une tente enfumée et sale. Je frissonne de dégoût. Autour de nous des têtes d’ennemis coupées, des cheveux, des…jambes, des bras... Le chef (si on pouvait appeler ça un chef ! J’appellerais ça plutôt un monstre !) n’était qu’un amas de chair. Je suis donc étonné quand un son sortit de cette…chose.

Huro :
-Raaah… ! Je suis le chef de ce village… Ou plutôt ce qu’il en reste.
Je m’avance, Eléwen à ma suite avec Logan. Rodriguez, lui, reste en arrière, sur le point de rendre notre déjeuner.
-Que vous est-il arrivé ? Demandai-je.
-Un elfe, maléfique et puissant, m’a transformé ainsi. Il était venu acheté une arme. Au moment du paiement, il a essayé de nous arnaquer. Sentant le piège, je le rattrapai sur le chemin. En voulant récupérer l’argent qui m’était dû, il me lança un sortilège qui me rendit faible et il m’attaqua. Mon clan me retrouva dans cet état. Depuis ils se méfient des étrangers et plus particulièrement des elfes. Mais vous êtes arrivée, mademoiselle, à les remettre sur le droit chemin.
Il sourie à l’encontre d’Eléwen.
-J’ai également appris que vous vouliez des informations. Je veux bien vous aider si vous me guérissez.
Eléwen se tourne vers moi.
-Tu ne sais rien faire pour lui ? Chuchote-t-elle.
-Je ne sais pas…Peut-être que ça risque de ne pas fonctionner. Mais…on peut toujours essayer.
Eléwen ramène son regard sur le chef.
-On va tenter quelque chose pour vous guérir.
J’approche du chef et use de mon pouvoir. Peu à peu l’amas de chair reprend forme humaine, ou plutôt naine, mais je me sentais de plus en plus faible. Je crus défaillir mais Eléwen me soutiens et j’utilise alors son énergie. Eléwen serrait les dents pour ne pas hurler de douleur. Son énergie fut également épuisée. Logan touche mon autre bras et me transmet sa force vitale. Nous avions presque fini. Malheureusement avec le peu d’énergie qui nous restait, je ne savais pas compléter la guérison. Je regarde Rodriguez d’un air suppliant. Surmontant son dégoût et sa peur, il s’approche et met sa main sur mon dos. Une sorte de combat se déroule contre la maladie. Elle rongeait le corps du chef des nains et ne voulait pas le quitter. Nous puisions alors tout notre énergie et lancions une dernière «attaque» contre le virus. Je m’évanouis, éreinté, en espérant que nous avions réussi.

Logan :
On emmène Huro dans une tente plus saine, suivi d’une Eléwen inquiète, pour qu’il puisse dormir. Il vient de réaliser un exploit ! Le chef du clan est guéri. Mais je me posais une question…Etait-il mieux avant ou après ? Il n’y a pas grande différence. C’est sûrement le nain le plus putride et sale que la terre eut jamais à porter. Les nains nous donnent une tente pour dormir dans laquelle se trouvait déjà Huro et Eléwen.
-Comment va-t-il ? La questionnai-je après être rentré.
Elle se retourne, surprise : elle ne m’a pas vu rentré. Elle reporte son regard sur son frère et soupire.
-Son état s’est stabilisé. Il dort profondément. Mais…Qu’est-ce que j’ai eu peur ! M’avoue-t-elle.
Je lui souhaite bonne nuit et part dormir mais avant je l’observe un peu. Elle prend délicatement la main de son frère, en prenant soin de ne pas le réveiller et veille. Le lendemain matin, quand je me réveille, je la trouve exactement au même endroit, les yeux rougis de fatigue.
-Si tu veux, je peux aussi le surveiller…dis-je en me levant.
-Tu ferais ça ?
Je hoche affirmativement la tête.
-Merci.
Et elle part dormir.
Ce petit manège dure trois jours. Eléwen, Rodric et moi faisions des tournantes. Nous étions à trois à ce moment et avions décidé de veiller ensemble. Tout un coup, Huro ouvre les yeux. Il sourie en nous voyant. Eléwen se penche vers lui.
-Ça va ?
-Oui, merci c’est gentil. Cela fait combien de jours que je dors ?
-Trois jours, répond Rodriguez, quel paresseux tu es ! C’est une maladie incurable qu’aucun descendant ne pourra guérir !
Nous rions tous ensemble. Cela fait si longtemps ! Huro se relève facilement et enfile sa bure. Nous décidons d’aller nous balader dans le village. Logan, Rodric et moi ne sommes guère sortis de la tente et nous comptions nous rattraper. L e ciel est bleu, l’herbe est verte et les odeurs présentes. La forge des nains ne se trouvait pas loin et puait fortement. Eléwen s’avance.
-Et si nous allions chez le chef pour lui soutirer les informations dont nous avons besoin ?
-Bonne idée ! On peut aussi demander un guide, proposai-je.
-Excellente idée, Logan. Mais qui voudra bien nous accompagner ?
Laissant la conversation de côté, nous allons chez le chef. Quand nous arrivions, il nous hurle d’entrer. Personnellement, je préférais faire la conversation dehors mais l’avis de cette créature était tout autre.
-Comment allez-vous, dit-il en buvant une pinte.
Il s’arrête de boire.
-De toute façon, je m’en moque. Que vous alliez bien ou non, ça ne m’importe guère. Hahahaha !!!!
Quel grossier personnage ! Seul Huro conserve un visage plus ou moins calme. Je parle d’une voix de rage contenue.
-Nous allons très bien ! On vient chercher les informations que vous nous avez promises.
Il me regarde avec un air narquois.
-Quelles informations ? Je ne me souviens pas très bien avoir pris part à cet accord…

Eléwen :
Quand je suis très fâchée, je ne me contrôle plus. Et c’est ce qui arriva à ce moment. Mes veines palpitaient dans mes tempes, mon sang bouillait dans mes veines. Je pousse un hurlement et je sortis prestement de la tente. Il faut que je m’éloigne pour ne pas faire de mal à quelqu’un. Mes compagnons me suivent, anxieux. J’arrive dans la forêt, me transforme en ours et déracine quelques arbres. Ma colère passée, je reprends ma forme initiale et m’appuie contre l’épaule de Huro. Les larmes coulaient, plus de rage et de fatigue que de tristesse. Il y a finalement une fin à cette crise. Je regarde mes amis un à un.
-Je pense qu’on devrait partir. Tous les efforts que nous avons fournis n’ont servi à rien. Allons faire nos bagages.
Personne n’ose me répondre. Nous nous dirigeons vers notre tente et sur le chemin, rencontrons le chef.
-Vous avez déraciné quatre de nos meilleurs arbres ! C’est inadmissible !
-Oui…Il a raison…Inadmissible, murmure la foule rassemblée autour de nous.
-Vous savez ce que je trouve inadmissible, moi ? Dis-je en approchant. C’est votre attitude de porc, votre promesse brisée, votre…impolitesse. Nous avons tous combiné nos forces pour vous guérir et tout ce que vous trouvez à faire, c’est de rire de nous et de nous renvoyer sans récompense.
Il devient rouge de colère.
-Je vous chasse de mon village ! Et je veux que personne de mon clan ne vous aide !
Je réplique d’une voix calme.
-Ce n’est pas la peine de nous chasser, nous partions déjà préparer nos affaires.
Une heure après, je m’éloigne du clan des nains le cœur lourd. Toute cette énergie dépensée pour rien. La brume commençait doucement à couvrir le village.
-Psst ! Entendis-je.
Je regarde un peu partout quand je vis deux lueurs dans un buisson.
-Psst ! Recommence la voix. Par ici !
J’approche du buisson en question avec Rodric, Logan et Huro qui me suivaient. Je découvre alors un nain. Ce nain fait environ un mètre dix et possédait une grosse barbe broussailleuse et de couleur noire. Il était assez grassouillet et avait des lèvres grasses. Sous deux énormes sourcils, ses yeux brillaient d’intelligence et de ruse.
-J’m’appelle Seledur, commence le nain dans un Traeganrien tout à fait compréhensible.
-Et moi Rodric.
-Et moi…, dit Huro.
-Peu importe vos noms !
Huro se sentit vexé, mais n’en laisse rien transparaître.
-J’suis v’nu pour vous proposez mes services…
-En tant que quoi ? Ironise Logan
-Guide.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://krynn.goodforum.net
Markhal
Maître de Soras
Maître de Soras
avatar

Nombre de messages : 511
Age : 26
Arme(s) : deux cimeterres
Autre : Ombre
Autre n°2 : Griffon - Aram
Date d'inscription : 16/10/2006

Feuille de personnage
Points de vie:
100/100  (100/100)
Âge: 38 ans
Race: Mi-humain, mi-démon

MessageSujet: Re: Galerie histoire de Markhal   Sam 11 Nov - 18:06

XVII.Un clandestin

Huro :
L’étonnement frappe le groupe. Je suis le premier à me ressaisir.
-Possèdes-tu au moins les compétences pour ce travail ?
Le nain s’indigne.
-Bien sûr ! J’ai étudié toute la géographie du monde irréel ! S’il vous faut un guide, c’est bien moi !
Rodric approche.
-Mais ton chef a dit que personne ne devait nous aider !
-Ce n’est pas mon chef ! Se choque Seledur. Et ce n’est pas mon village !
Logan vient aussi.
-Du calme, du calme. Tu voudrais donc être notre guide ?
-Tu sais, ajoute Eléwen, on risque de nombreux dangers et même la mort… !
Je sens une infime hésitation de la part de Seledur.
-Oui, je le veux ! La seule condition est que je sois payé.
Je fais la moue.
-De toute façon, continue-t-il, le chef préviendra les autres villages et ils ne voudront pas vous aider, alors je suis votre seule chance…
Cette déclaration faite, nous nous retirons à l’écart pour prendre notre décision.
-Il a l’air bien, je trouve, commence Eléwen.
-Si nous le refusons, il reviendra dans le village, il sera châtié et mis à l’écart, avance Rodriguez.
-Il était déjà à l’écart, Rodric, lui fait remarquer Logan, sûrement un étranger.
-Moi, je pense qu’on devrait lui poser quelques questions pour tester ces connaissances, proposai-je.
-D’accord, répondent-ils tous à l’unisson.
Nous revenons chez le nain.
-Alors ? Qu’avez-vous décidé ?
-On va te poser quelques questions, avant, révélai-je. Quelle est la capitale de Brald (le territoire troll) ?
-Brög, répond-il calmement.
-Le fleuve qui va vers Hemwel et qui passe d’abord par Gritag, la ville naine.
-Ginkao.
Les questions s’enchaînent. Il répond à chaque fois du tac au tac et ne s’est trompé aucune fois. Le nain connaît parfaitement son sujet. Je repend mon souffle (hé oui ! A force d’avoir posé des questions !) et le regarde en souriant.
-Combien ?
Rodriguez prend discrètement sa bourse et la cache derrière sa cape. Avare !
-Milles pièces d’or, dit-il après un moment.
La pièce d’or valait trois lucains. Le lucain était la monnaie naine, elle valait plus ou moins trois sacs de grain. Ce qui veut dire que c’est très cher… !
-Je ne peux pas te donner cet argent ! Je n’ai presque rien sur moi !
-Mmmm…Alors vous n’avez qu’à me payer cent pièces d’or maintenant, pour le risque, et vous me paierez le reste quand vous vous en aurez la possibilité.
Je rassemble la somme convenue dans ma main avec un peu de réticence. Eléwen apparaît près de moi et murmure à mon oreille.
-Il est rusé…Fais attention !
Je donne les pièces au nain et fais les présentations.
-Voici Eléwen, là Logan,…Rodric et moi c’est Huro.
Seledur empoche les pièces et son regard devint méfiant.
-Vous êtes des pilleurs de tombes, c’est ça ?
-Qu’est-ce que tu racontes ? S’emporte Logan. On n’est pas du tout des voleurs !
Il lance un coup d’œil d’excuse à Rodriguez. Je connais plus ou moins son passé et son irrésistible amour pour…l’or. Le nain fait les gros yeux.
-Pourquoi y a-t-il une femme alors ? Les femmes se sont pour…les petits plaisirs, on va dire.
Seledur aborde Eléwen et lui caresse ses fesses. Au début, elle a l’air calme, jusqu’à ce que je voie passer le nain à la vitesse de la lumière devant mes yeux et atterrir contre un arbre.
-Quelle phénomène ! Fait-il avant de s’évanouir.
Rodric, Logan et moi rions de bon cœur. La main d’Eléwen est restée à l’endroit après qu’elle l’ait frappé et son sourcil remontait et descendait nerveusement. Logan va vers elle.
-Ça va ?
-Oui, répondit-elle lentement.
Elle se retourne et descend la main.
-Je déteste que l’on me touche…
Son regard s’assombrit. Elle doit ruminer de sombres pensées.

Eléwen :
Les souvenirs affluent et je les oblige à revenir chez eux. Penser à lui est une mauvaise idée ! Je chasse mes pensées d’un coup de tête. Comme mes amis semblaient inquiets je leur fais un mince sourire.
-Qu’est-ce qu’on attend pour partir ? Dis-je avec un faux entrain.
Huro s’arme de son sourire.
-Hé bien…Que le guide que tu as mis k.o se réveille !
Tout le monde a retrouvé son sourire. Un signe de vie de la part de Seledur parvient à nos oreilles.
-Heu…Qu’est-ce que je fais ici ? Prononce-t-il après s’être assis.
Rodriguez s’installe à côté de lui.
-C’est simple : tu es notre esclave et tu dois nous obéir ! Sinon…c’est le fouet !
Je m’emporte.
-On ne rie pas avec ça Rodriguez !
Il s’arrête, surpris, et soupire.
-Pfff… ! Tu es Seledur, notre guide et tu avais décidé de…, il me jette un regard, de…venir avec nous pour nous aider.
Seledur se redresse.
-Ah oui ! Ça y est ! Je m’en souviens ! Je discutais et puis je…
Il me regarde et rougit. C’est très étonnant ! Surtout pour un nain.
-Pa…Pa…Pardon, bégaie-t-il, je ne voulais pas vous offenser.
Une excuse maintenant ! Seledur n’est pas un nain comme les autres ! Je lui sourie d’un air franc.
-Ce n’est pas grave, tu ne le savais pas.
J’ai omis de lui dire qu’il m’ai fait penser à G…Oublier ! Il faillait que j’oublie !
-Bon, on y va ? Demande Logan.
-Oui, répondis-je le regard vague, on part…

Rodriguez :
L e voyage commença pour de bon. Nous avons questionné Seledur sur l’endroit du sanctuaire (bien qu’il ne connaissait pas la raison de cette question, nous ne lui avions pas raconté la prophétie).
-Gradin.
Voilà ce qu’il nous a répondus. Six kilomètres de hauteur. Et pour arriver à cette montagne, un mois ! A pied ! Et pas question qu’Eléwen se transforme !
-Il y a trop de monde à porter, Eléwen risque d’être fatiguée.
Il a quinze ans en moins que moi mais je respecte ses paroles. Grâce à une quantité prodigieuse d’autorité qui se dégage de lui, personne ne pouvait désobéir. On en avait rien dit à Eléwen, de peur qu’elle se rebelle et décide d’en faire à sa mode. Nous marchions et marchions encore, jusqu’au soir. Et le soir nous mangions. Seledur prenait sa part et allait à l’écart. Le troisième soir, je me pose des questions.
-Pourquoi ne vient-il pas avec nous ? On pue ?
Logan réfléchit.
-Peut-être qu’il n’a pas envie de s’intégrer à notre groupe ?
-Ou peut-être pas ! Ce ne sont que des suppositions !
-Le mieux, ce serait de vérifier, dit Huro.
Eléwen ne dit rien. Elle déprime à vue d’œil. Nous n’avons rencontré aucun animal depuis le début du voyage et Huro lui a interdit de se transformer.
-Trop voyant, lui avait-il donné comme explications.
Elle acceptait cette contrainte avec beaucoup difficulté. Elle hoche la tête et hausse les épaules. Je me dirige vers lui. A mon approche, il met précipitamment, mais délicatement, quelque chose dans son sac.
-Pourquoi ne viens-tu pas manger avec nous ? Il y a des discussions très intéressantes et nous aimerions connaître ton opinion.
Seledur parle d’une voix rauque.
-Et bien…J’ai…à faire.
-Du travail ?
-Oui ! J’ai des cartes à consulter.
Ça fait légèrement excuse périmée, mais je m’en contente. J’entends soudain un grognement. Eléwen se redresse, un léger sourire sur le visage.
-Il y a un animal quelque part,…déclare-t-elle.
Seledur devient nerveux.
-Un animal ? Non…Il n’y a rien de cela ici !
De nouveau le bruit. Mais…plus insistant, cette fois.
-Kuff…Kuff…C’est moi qui tousse, je ne vous rejoignais pas parce que je suis contagieux.
Eléwen et moi approchons du sac de Seledur, le bruit venait de cet endroit. Je l’ouvre doucement et…
-Kwaaak !
Une grosse tête sort du sac. La chose possédait deux énormes yeux oranges qui surplombaient la tête et sortaient de leurs orbites et un museau busqué en guise de nez. De minuscules cornes commençaient à pondre sur le haut. La chose poussait des cris qu’Eléwen qualifie de plaintifs.
-Kwaaak ! Kwaaaaaaak !
-C’est un…un…, bégaient Logan et Huro.
-Un bébé dragon, conclus-je.

Seledur :
Ils l’ont découvert.
-Oui, c’en est un.
Le bébé dragon fixait la fille avec un air étrange. Celle-ci avait l’air contente. J’aperçois qu’elle et le dragon avaient presque les mêmes yeux, d’un ambre ensorcelant…mais plus clair pour la jeune fille.
-Elle m’appelle maman, dit-elle les larmes aux yeux.
Eléwen sort le dragon du sac et le dépose par terre. Le petit va vers moi et répète le mot que je pensais être mon nom. Huro rie franchement.
-Déjà mariée à ton âge, Eléwen !
Eléwen rougit et me lance un regard timide.
-Elle t’appelle papa, m’avoue-t-elle.
Je deviens aussi rouge qu’une écrevisse des montagnes, c’est-à-dire, violemment. Celui qui s’appelle Rodriguez s’avance.
-Attends… ! Tu as dit elle ?
-Ben, oui ! C’est une fille ! Tu ne le vois pas ?
Logan, Rodriguez et moi scrutons l’endroit.
-Personnellement, je ne vois aucune différence par rapport aux images et aux peintures des livres, déclare Logan.
Eléwen et Huro pouffent.
-Quoi ? Exprimai-je, cinglant. On a tellement l’air débile que ça ?
Ils s’arrêtent tout de suite.
-Non, avance Huro, c’est juste que le sexe d’un dragon se voie à la couleur des yeux.
-Dans les tons chauds pour les filles, continue Eléwen, et dans les tons froids pour les garçons.
Ils me dévisagent.
-Tu ne nous en veux pas…commence Huro.
-Hein Seledur ? Termine Eléwen.
Je suis désemparé. Une excuse est un témoignage de respect.
-Ce n’est rien, je m’énerve souvent pour peu de choses.
Ils sourient, soulagés. Le bébé dragon…ou plutôt dragonne nous regarde avec une petite lueur dans les yeux. J’interprète cela comme une sorte de sourire.
-Alors ? Demande Logan. Comment te l’ais-tu procuré ?
Ma vision s’embue. Ma bêtise a été notre perte. Tout est de ma faute.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://krynn.goodforum.net
Markhal
Maître de Soras
Maître de Soras
avatar

Nombre de messages : 511
Age : 26
Arme(s) : deux cimeterres
Autre : Ombre
Autre n°2 : Griffon - Aram
Date d'inscription : 16/10/2006

Feuille de personnage
Points de vie:
100/100  (100/100)
Âge: 38 ans
Race: Mi-humain, mi-démon

MessageSujet: Re: Galerie histoire de Markhal   Sam 11 Nov - 18:15

XVIII.La Horde des sables

Logan :
Je remarque bien vite les petites larmes au coin des yeux de Seledur.
-Tu n’es pas obligé de nous le raconter si tu n’as pas envie.
Il se ressaisit.
-Non, non, ça va aller…Installez-vous.
Eléwen, Rodric, Huro et moi prenons place devant Seledur et nous nous asseyons. Seledur essuie les larmes dans ses yeux et commence son récit.
-Comme vous le savez déjà, je m’appelle Seledur. J’ai deux cents quarante huit ans. J’ai vécu dans une petite bourgade du coin, Brinfo. Il y a deux mois, j’ai trouvé un nid de dragon avec, à l’intérieur, un œuf. Rempli de curiosité, je m’en emparai et revint avec au village. Au village, depuis ma naissance, j’étais considéré comme un bon à rien. Ce qui fait que quand j’ai ramené l’œuf au village, je fus traité en héros par ceux qui me considéraient comme une chiffe molle. Malheureusement, la mère de l’œuf arriva pour récupérer son bébé. Elle attaqua mon village et détruisit tout sur son passage. Je me battis contre elle et je survis. Mais il ne reste plus rien de mon village, plus rien ! De ma faute !
Il s’effondre et tombe en pleurs. J’approche et le tient par les épaules, accroupi pour être à sa hauteur.
-Ce n’est pas de ta faute…Tu voulais prouver que tu étais quelqu’un et moi je te le dis. Tu es quelqu’un.
-Oui, Seledur, poursuit Eléwen, tu es quelqu’un, avant un nain inconnu de tous et maintenant, notre ami.
Elle lui tend la main. Il s’en saisit immédiatement et renifle.
-Merci.
-Je crois que tu ne connais pas notre histoire…Seledur, veux-tu l’entendre ? Demande Rodric.
-Avec plaisir, Rodriguez…
-Rodric, s’il te plaît, c’est plus facile à prononcer.
Et Rodric, accompagné de moi-même, Eléwen et Huro, qui lui ne commença qu’à partir d’un moment, pour raconter le début de notre épopée. A la fin, il fait les gros yeux.
-C’est pour ça que vous compreniez le dragon !!! Je trouvais cela bizarre sur le moment, mais je ne m’étais pas posé la question !
Eléwen sourie d’un air modeste, par contre Huro gonfle le torse de fierté.
-Et toi, fait-il à mon encontre, tu es un prince !
-Un Roy plus précisément, déclare Rodric.
Seledur s’évanouit.
-Il faut toujours qu tu exagères ! Ris-je à Rodric.
-C’est dans ma nature, répond-il, un sourire espiègle sur le visage.
Seledur revient à lui.
-Ce n’est rien, nous rassure-t-il. Juste le choc de la nouvelle. Vous êtes donc de familles royales !!! C’est assez inquiétant…
-Il n’y a pas de quoi…Nous sommes comme les autres personnes, débute Eléwen.
-Sauf qu’ils sont nés dans un château et vécut une petite vie tranquille dans une quantité outrageante de richesse, termine Rodriguez.
Eléwen perd son sourire et adopte un regard triste. Elle porte sa main à son cou. Je ne l’ai jamais remarqué avant, mais elle avait des cicatrices sur celui-ci…Des traces d’ongles comme si on a essayé de l’étrangler... Elle capte mon regard et me dévisage. Je baisse les yeux. Les autres ont suivi notre petit manège.
-Quelque chose ne va pas ? Demande Huro.
-Non…Ça va…, répondis-je.
Eléwen a dissimulé ses blessures et arbore un sourire.
-Ça va très bien ! Bon…Et si on trouvait un petit nom pour cette petite dragonne ? Propose-t-elle.
L’interpellée pousse un mugissement qui ressemblait à un gémissement de nouveau-né. Rodriguez se moque d’elle. Par fierté, elle court après lui et arrache le meilleur bout de son pantalon, c’est-à-dire, son derrière.
-Ouaille !!!
Rodriguez se masse les fesses en faisant des grimaces.
-Toutes les filles me détestent ! Mais pourquoi ? Pourquoi prennent-elles mon postérieur comme cible ?
Tout le monde rie et la petite dragonne montrait ses dents pour imiter notre sourire.
-Il faut un nom qui sonne bien ! Aïki, par exemple !
-Oui, ça donne bien ! Et si on disait…Aïki-l’-Allumeuse ? Continue Eléwen.
La dragonne hoche la tête comme si elle veut nous approuver.
-Elle a l’air d’aimer son nom ! Sourie Seledur.
-Oui, sûrement.
Je regarde Eléwen qui a retrouvé son sourire et toute sa joie de vivre. Elle est tellement belle...
-Je peux Huro ? Est-ce que je peux ? Plaide Eléwen.
J’ai manqué une partie de la conversation et j’essayais de me remettre dedans.
-Peux faire quoi ? Sollicitai-je.
Elle m’ignore complètement pour continuer à faire les yeux doux à Huro. Il soupire.
-Bon…d’accord, je lève l’interdiction. De toute façon, on ne passera pas inaperçu avec Lelyan.
-Ouais !
Eléwen se transforme en oiseau et part faire un tour des environs. Huro secoue la tête.
-Pas discrète pour un sou, dit-il pour un souffle.
Nous reprenons la route, Eléwen nous rattrapera bien plus tard. Sur le chemin, nous sympathisons avec Seledur. Ce nain qui nous semblait dur et bourru les premiers jours, se montrait un compagnon très drôle et très sensible, qualités rares pour la race des nains. Nous établissons le campement dans une clairière de la forêt. Nous mangeons devant un bon feu pendant qu’Eléwen tressait un sac pour Lelyan. Seledur part dormir en nous laissant une marque de bonheur profond.

Rodriguez :
La montagne Gradin est aussi grande que je l’ai imaginée. Et avant de l’atteindre, nous devons longer un ravin sous le soleil brûlant, au milieu du désert. Ce premier sanctuaire ne me semble pas être une partie de plaisir. Eléwen a confectionné un sac pour Aïki. Il ne laissait dépasser que ses pattes et sa tête. Au début, Aïki s’agitait, mais finalement elle s’habitua à être ballottée de gauche à droite. Chacun la portait à son tour, et ce jour-là, c’est au mien. Ce qui fait que j’étais un peu de mauvaise humeur. Quand j’en ai marre, je la dépose par terre et Aïki court gaiement autour de nous.
-Incorrigible, sourie Huro.
Huro est devenu le chef du groupe et c’était le plus souvent lui qui prenait les décisions. Evidemment quand il n’y arrivait pas, il nous demandait conseil. Il avait tout naturellement acquis ce poste par sa vivacité d’esprit et sa grande autorité. Nous nous dirigions vers la montagne et nous nous trouvions dans un col, quand soudain…
-Maintenant !
Des voleurs nous attaquent par surprise. Ils descendent de tous les côtés et nous encerclent. Tout à faits désemparés, nous ne pouvons nous défendre. Eléwen arrive néanmoins à sortir son épée, mais un bandit lui enfonce son épée dans son dos et elle tombe. Les bandits nous attachent avec des cordes et nous déposent par terre. J’en profite pour les regarder. Apparemment, ce sont des humains et ils portent tous un foulard blanc enroulé autour de leur tête, une sorte de longue tunique bleue avec une ceinture blanche sur laquelle prônait une icône d’un dieu qui m’était inconnu. Ils étaient tous très grands et s’étaient installés sur leurs chevaux. Huro essaie de s’approcher d’Eléwen pour la soigner. Elle saignait abondamment, et avait grands besoins de soins et immédiatement. Un homme le frappe avant qu’il l’atteigne. Leur chef approche. Ce qui attira mon regard, ce fut une dague sertie de diamants purs à sa ceinture. Seledur tremblait.
-La Horde des sables… ! Nous sommes perdus.
-Silence ! Nous intime un brigand. Le grand chef va parler !
Leur chef était bizarre. Il avait des yeux rouges. Il endosse une voix forte.
-Peuple des sables ! Nous avons triomphé une fois de plus, aujourd’hui !!!
Un tonnerre d’applaudissements lui répond.
-Nos ennemis sont tombés ! Nous leur ferons subir milles tortures avant la mort !
Allez savoir pourquoi mais...Cela ne me dit rien qui vaille. Les voleurs l’approuvent en criant.
-Yiaaaaah ! Yiaaaah !
Ça n’en finit pas. Aucun d’entres nous n’avait l’air rassuré. Eléwen ouvre la bouche, Huro a l’air inquiet, Seledur tremble de la tête aux pieds et Logan jette des regards apeurés partout autour de lui. Moi-même, je n’en mène pas large et ai la figure blême. Le chef nous regarde cruellement.
-Nous allons les faire souffrir !!!! Et pour l’exemple…
Il fait un geste vers moi.
-... Jetons cet insignifiant vermisseau dans le ravin.
De la terreur m’envahit. Des bandits me saisissent et me conduissent au ravin. Je ne peux plus me défendre et je le sais. Tous mes compagnons essayent de se relever pour m’aider, même Eléwen, mais les voleurs les contrôlent. Mes bourreaux s’arrêtent devant le ravin. Je me relève et regarde un à un mes tueurs. Leurs visages ne sortiraient jamais de ma mémoire. Je considère ensuite le ravin. Les brigands me poussent. J’entends Logan qui criait.
-Rodric !!!! Non !!!!!!!
Et je tombe au fond de l’abysse.


XIX.La torture

Huro :
Des voleurs nous jettent dans une cage, recouverte d’une couverture. J’ai réussi à guérir Eléwen à temps et maintenant, nous pleurons tous, notre ami perdu. Nos larmes se tarissent enfin. Seledur s’approche.
-Le chef est un démon !!! Dit-il sans nous ménager.
-Comment le sais-tu ? Requit Logan.
-Ses yeux…Ils sont rouges…
-Qu’est-ce que nous pouvons faire ? Chuchote Eléwen.
-Et si tu te transformais ? Propose Seledur.
-Je n’y arrive pas, quelque chose annule mes pouvoirs…
-Alors, répondis-je, nous ne pouvons rien faire à part attendre.
La cage commence à ballotter, signe que nous partions pour la ville de la Horde.
-Nous devrions dormir pour reprendre nos forces, présente Seledur. Ce qui nous attend va être très difficile…
Tout le monde opine et nous nous endormons.

Je me réveille par un contact froid, sur ma peau. J’ouvre les yeux. Un homme sortait. Il me voit et exprime à mon encontre un petit message rassurant.
-Le bourreau s’occupera de toi…
Il sort avec un rire jaune. Je suis attaché sur ce que je savais maintenant être une table de torture avec des anneaux en fer. J’entends des cris de femme dehors. Après vérification, je suis soulagée de percevoir qu’aucun de ses cris n’appartenaient à Eléwen. Mais mon soulagement est de courte durée. Un homme entre. Il empoigne un couteau et l’approche de ma main. Je ferme les yeux en attendant mon châtiment. Ne ressentant aucune douleur, je rouvre les yeux et voit que l’homme essaie de briser les anneaux.
-Mais… ! Qu’est-ce que vous… ?
Il s’arrête, me regarde et descend son foulard. Il devait avoir environ quarante ans, avec des cheveux longs noirs. Son visage était durci par les années mais ses traits étaient assez doux. Un des ses yeux était fendu d’une cicatrice, alors que l’autre était d’un bleu profond comme la mer et brillait d’intelligence. Il parle d’une voix calme, mais à la fois pressante.
-Nous parlerons plus tard ! Pour l’instant tu te tais et tu ne bouges plus.
Je me laisse faire. Quand je suis libre, il m’entraîne à travers les ruelles de la ville. Finalement, il toque à une porte et chuchote quelque chose. La porte s’ouvre et l’étranger s’y engouffre. Je fais de même. A l’intérieur, d’autres hommes s’y trouvaient et je vois également les premières femmes de la ville. Elles se tenaient fières, hautaines, avec de longues robes de la même couleur que celles des maris, c’est-à-dire, bleu. Elles étaient toutes aussi grandes que les hommes et m’inspiraient un sentiment d’exigence. Quand ils me voient, ils se jettent littéralement tous sur moi. Comme ils parlent tous en même temps, je ne comprends rien du tout. Ils me proposent néanmoins un siège. Je m’assieds, éreinté. Mon sauveur s’approche et tout le monde se tait.
-Tu devrais aller te reposer…Tu as l’air fatigué.
Je me lève et essaie de faire bonne figure.
-Je ne suis pas du tout fatigué. Je suis en pleine forme !
Mon bienfaiteur se redresse de tout son être. Je n’ai jamais remarqué qu’il était tellement grand. De plus avec sa figure inquiétante, j’opine tout de suite.
-Finalement, corrigeai-je, je suis un peu fatigué, je crois…
Les autres rient. Je vais un peu à l’écart, sur une paillasse, et je m’endors.

Logan :
J’avance sans regarder sur les côtés. Je sais que je ne rencontrerais que des visages cruels, sans pitié. Je ne vois pas le pied qui dépasse de la foule et je trébuche. Des rires s’élèvent. Je me relève et continue à marcher avec le peu de dignité qui me restait. Plus loin, je remarque ce qui m’attendait. Un bûcher. Je monte avec courage les dernières marches qui me séparaient de mon châtiment. Des mains m’agrippent soudain et me conduisent à l’écart. Peu à peu, le bûcher disparaît de ma vue. Je regarde la personne qui me tirait. Je ne distingue qu’une seule chose. Un œil fendu d’une cicatrice.


Seledur :
Huro se réveille en sentant l’odeur délicate du thé.
-Seledur ! Tu es vivant !
Je lui sourie simplement.
-Je suis l’esclave ! Les hommes m’ont acheté au marché. Au début, j’avais eu peur, mais ensuite j’ai été traité presque comme un seigneur.
Huro sourie avec moi. Mes ses préoccupations reviennent vite.
-Et les autres ? Tu sais où ils sont ?
-Logan est arrivé peu après toi…
-Et Eléwen ?
J’hésite à le lui dire.
-Seledur, où est Eléwen ? Se tourmente-t-il.
Je suis partagé entre deux sentiments. Je lui déclare enfin d’une toute petite voix.
-Le chef…Il l’a prise dans sa tente, il y a bientôt une heure. On ne sait pas l’aider pour l’instant.
Son visage blêmit.
-Tu veux dire, dit-il avec de la rage contenue, qu’Eléwen est à la merci de ce démon !
-Oui, avouai-je.
-Non !!!
Il se tord de douleur. Je le prends et le secoue.
-Qu’est-ce qu’il se passe ?
Huro tourne son visage en pleurs vers moi.
-Eléwen a des problèmes…Je le sens.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://krynn.goodforum.net
Mielle
Espionne
Espionne
avatar

Féminin Nombre de messages : 38
Age : 31
Arme(s) : Dague et petit poignard dans sa botte
Date d'inscription : 24/03/2007

Feuille de personnage
Points de vie:
100/100  (100/100)
Âge: 99
Race: Succube

MessageSujet: Re: Galerie histoire de Markhal   Mar 10 Avr - 17:04

Tu as pensé à retravailler un peu tout ça pour publier?? Entre ce genre de choses et tes RP, je trouve que tu as un certain talent chef!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://meralyan.easyforumpro.com
Markhal
Maître de Soras
Maître de Soras
avatar

Nombre de messages : 511
Age : 26
Arme(s) : deux cimeterres
Autre : Ombre
Autre n°2 : Griffon - Aram
Date d'inscription : 16/10/2006

Feuille de personnage
Points de vie:
100/100  (100/100)
Âge: 38 ans
Race: Mi-humain, mi-démon

MessageSujet: Re: Galerie histoire de Markhal   Mar 10 Avr - 19:27

Bah Embarassed C'est gentil ! >.<

J'y ai pensé pendant tout un moment, j'ai même continué à écrire l'histoire, mais je commence à avoir de moins en moins de temps pour moi... Si l'école pouvait brûler, ce serait juste assez ^^

En tout cas, je repense sérieusement à une fois poster la suite, ne serait-ce que pour finir ce que j'ai commencé... Et puis j'ai vraiment envie de savoir ce qui va leur arriver (car oui, je ne sais jamais à l'avance ce que je vais leur trouver à faire XD)

C'est très sympathique Mielle ^^ Je vais voir une fois ce que je pourrais une fois en faire Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://krynn.goodforum.net
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Galerie histoire de Markhal   

Revenir en haut Aller en bas
 
Galerie histoire de Markhal
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Pages d'histoire des hommes et des femmes d'Haiti et leurs épisodes
» Page d'histoire: Tiresias Augustin Simon Sam, president.
» Une petite histoire ... pour se remonter le moral !
» « Mais j'trouve pas de refrain à notre histoire... »
» Page d'histoire: Mefaits de l'occupation Americaine (1914-19

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Empire de Krynn :: En dehors du rpg :: Galerie-
Sauter vers: