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 Rêve un tantinet troublé (Clos)

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Markhal
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MessageSujet: Rêve un tantinet troublé (Clos)   Jeu 28 Déc - 1:17

Markhal ne dormait pas, mais ses yeux étaient comme scellés sur son visage. Il semblait fatigué : cela faisait plusieurs jours qu’ils n’avaient pas dormi sans être proie à des cauchemars. Si il avait su qu’il ferait des tourments en songes en entendant les cris des personnes qu’il avait assassinées, il les aurait bâillonnées avant de les tuer. Il était assis dans un fauteuil expressément déposé pour lui, dans la salle d’entraînement. Il n’y avait aucun son dans cette salle lugubre qui servait d’endroit pour une bataille organisée dans cet immense château. Personne n’avait su pourquoi le roi avait choisi cette pièce-ci et pas une autre, mais ce qui était sûr... C’est qu’il ne l’avait pas choisie pour rien.

Peut-être était-il le seul à entendre ces cris dans cet endroit... Ces cris qui pouvaient autant glacer le sang, que le réchauffer au combat. Markhal n’était jamais las de ces hurlements de souffrance, sauf quand il était tellement fatigué qu’il était obligé de fermer les yeux pour tenter de rattraper ses heures de sommeil. Deuxième avantage pour lui : l’endroit où il avait situé son fauteuil le mettait à l’ombre. Donc seul les personnes attentives auraient pu déceler sa présence, ce qui n’avait pas été le cas jusqu’ici. Le mot qui se rapprochait plus de l’état du roi pour l’instant était : exténué. Peut-être que sa condition du moment le rendait invisible ou tout du moins discret aux yeux des autres ? Mystère... En tout cas il pensait qu’il était bon ne pas se faire remarquer pour l’instant : il n’était pas vraiment dans la position de chef que s’attendait à voir toutes les personnes peuplant ce Château. Loin de là...

Markhal s’assoupit doucement, comme si on l’emmenait avec toute la douceur possible vers un monde... meilleur. Enfin... disons simplement qu’il rêvait. Des rêves peuvent être tout aussi beaux que laids, agréables qu’effrayants. Markhal songeait-il à des petites fleurs bleues et à un pré rempli de petits lapins gambadant gaiement au rythme du vent ? Jamais ! On ne pouvait pas trouver un meilleur antonyme à cette vision que le rêve du tourmenté souverain. Ce qui était amusant ou, dans ce cas-ci, ressemblant drôlement à une coïncidence, Markhal rêvassait de la pièce même où il s’était endormi. Malheureusement ce furent des souvenirs bien peu enviables qu’il retrouva dans celle-ci.

~~~~~~~~~~~~~~~~

La douleur... il fermait les yeux pour qu’elle s’en aille, mais elle restait... Présente... palpable. Il ne sentait plus son corps, il ne voulait plus le sentir. La souffrance revenait. Elle résonnait comme une musique lancinante qui ne semblait jamais s’arrêter. Markhal avait envie de boucher ses oreilles pour ne plus l’entendre, mais un seul geste lui fit pousser un cri. Le métis ne savait pas où il était couché, il n’arrivait pas à se concentrer. Le sol était dur contre sa joue et les pierres qui le jonchaient rentraient dans sa peau, tels des lames dévastatrices devant un corps si mutilé. Le semi-démon essayait pour la troisième fois de se relever, mais c’était peine perdue. Ses bras blessés ne lui obéissaient plus. Son esprit... plongeait peu à peu dans un coma profond. Alors il sentit quelque chose s’abattre sur son dos, réveillant par la même occasion mille tourments et douloureuses conceptions de la vie.

« Tu allais t’endormir, Markhal... remercie-moi au moins. »

Ravalant les répliques cinglantes qu’il avait en tête, Markhal ouvrit péniblement les yeux et finit par très lentement se lever. Depuis combien de temps endurait-il ces tortures sans aucune raison ? Pourquoi devait-il souffrir ainsi ? Soudain la voix familière du dragon résonna dans sa tête : ‘Rappelle-toi... Rappelle-toi...’ La haine coula en Markhal comme un lampée d’eau douce et claire. Cette colère le nourrit. Et alors que le dragon esquissait un semblant de sourire, le mi-humain se levait et hurlait à qui pouvait l’entendre :

« Je te hais Krynn ! »

~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Markhal ne pouvait oublier ce jour... Ce jour qui l’avait transformé pour toujours. Son sommeil fut soudain troublé : il avait mal partout et sa tête le faisait atrocement souffrir. Markhal ouvrit un œil, son œil bleu évidemment, et vit alors une forme floue penchée sur lui. Markhal remarqua enfin sa position assez incongrue pour l’endroit où il était et l’heure qu’il était, c’est-à-dire couché par terre. La personne en flou lui parlait apparemment, mais le seigneur de Soras ne comprenait rien à ce qu’il disait : comme si il était autre part.

Finalement, il sentit qu’on touchait à sa manche, à l’endroit où il y avait des débuts d’écailles qui poussaient. D’un geste rapide et précis, le métis prit une de ses cimeterres et la posa sous le cou de la personne qui avait osé le toucher.

« Ne recommence plus... »

Markhal se sentait vidé de forces et d’énergie, mais son esprit avait repris toute lucidité et alors qu’il se levait avec peine, il constata avec soulagement qu’il était seul dans la pièce, à part l’autre personne qui avait essayé de le toucher. Il se demanda donc comment se faisait-il qu’il s’était retrouvé par terre et alors qu’il se tournait, il découvrait par la même occasion son interlocuteur.


Dernière édition par le Mer 3 Jan - 2:29, édité 1 fois
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Lilou Askàran
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MessageSujet: Re: Rêve un tantinet troublé (Clos)   Jeu 28 Déc - 2:02

Lilou était lasse des jours qu’elle passait à attendre, non pas qu’elle n’ait rien à faire, bien au contraire ais en réalité quoi qu’elle fasse une partie de son esprit attendait que la guerre contre Elendil éclate. Elle rêvait de voir leur sang si pur se déverser dans l’herbe verte de leur contrée, dans les ruisseaux qui servait de puits à leurs enfants, enfin elle voulait que l’horreur les prenne au cœur, que la mort les enlace et les emmènent loin d’ici…
Bref, autant dire que ce calme la rendait maussade.

Dans ces cas là, pour se redonner un peu de plaisir, la succube allait chercher un captif, l’emmenait dans la salle d’entraînement et s’amusait un peu… Autant dire que ceux qui avaient fait un séjour dans les prisons de Markhal ne ressemblaient plus qu’à des loques, aussi en prenait elle plusieurs pour être totalement remise de sa mauvaise humeur… mais cette fois ci, lorsqu’elle entra dans la salle, elle vit que le roi s’y était installé pour s’y reposé aussi appela-t-elle un garde pour ramener les prisonniers à leur cellules.
La jeune femme s’approcha en silence du monarque, essayant de ne pas le réveiller pour deux raisons. La première : Il serait furieux car quand il venait ici, ce n’était jamais bon de le déranger. Deuxième raison : Le voir dormir permettait à la succube d’en savoir bien plus sur son état d’esprit que lorsqu’il était éveillé.

Elle allât s’asseoir non loin du roi, observant ses gestes et ses soubresauts qui indiquait qu’il était en plein rêve ou plutôt cauchemar…
Il semblait souffrir de tout son être alors que tout à coup, elle le vit se tordre de douleur, s’enserrant des ses bras comme s’il voulait s’étouffer avant de retomber mollement sur le sol.
Sursautant, la jeune femme accourut près de son roi, le voyant encore souffrir tant ses yeux semblaient courir de tout côtés sous ses paupières. Elle remarqua aussi que le rythme de sa respiration devint plus rapide puis d’un coup, se calma, comme si le mauvais moment venait de passer…

Elle se rapprocha de lui, inquiète de le voir si faible, elle posa sa main délicatement sur son front, à la manière d’une légère caresse pour le ramener à la réalité. Elle le vit alors ouvrir l’œil, signe qu’il était à nouveau conscient.


« Est-ce que vous allez bien ? »

Question inutile vu son état mais qui aurait au moins l’utilité de le faire parler. Ne voyant aucune réaction de la part du roi, Lilou tenta quelque chose qui, elle le savait, risquait de provoquer une réaction virulente de la part de Markhal.
Elle se pencha sur le bras qu’il avait observé avec une grande discrétion dans la salle de torture. Sur le moment elle n’avait rien dit ni même montré qu’elle avait vu son mouvement mais dans ce cas si, elle allait utiliser cet avantage. Soit elle profiterait de son état pour savoir ce qui méritait tant de discrétion soit, et étonnamment ce qu’elle préférerait, elle le ferait réagir…

La réaction fut rapide et dépassa de loin les espérances de la conseillère. En deux seconde, elle se retrouvait avec l’un des cimeterres du roi sous la gorge. Elle déglutit avec calme et inspira profondémment.
Ensuite, elle planta alors son regard dans l’unique œil du roi et pencha un peu la tête de côté et appuya un peu plus fort sa gorge contre la lame. C’était risqué mais la jeune femme ne pensait pas réellement que Markhal l’égorgerait là, tout de suite et surtout pas dans l’état de fatigue où il était.


« Heureuse de voir que vous êtes à nouveau parmi nous… et si vous y tenez vraiment je ne toucherez plus jamais à ce bras… »

La jeune femme retira ses doigts de la manche du roi, un peu a contre cœur et attendit de voir ce qu’il allait faire
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Markhal
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MessageSujet: Re: Rêve un tantinet troublé (Clos)   Jeu 28 Déc - 2:42

Markhal retrouvait alors le visage familier de Lilou, sa chère conseillère. Il vit que son cimeterre se trouvait sous la gorge de celle-ci. Un peu confus, il reporta plusieurs fois son regard de la conseillère à sa lame avant de voir qu’elle semblait faire exprès de s’appuyer un peu plus contre celle-ci. Le semi-démon observa quelques instants la scène, le regard brillant. Pour finir ses yeux se ternirent et il regarda la succube avec calme.

« Et bien fais-le alors... C’est tout ce que je te demande... N’y touche plus. »

Il enleva son arme du cou de Lilou et la rengaina assez agressivement. Markhal avait du mal de se rappeler pourquoi il était ici, ce qu’il venait de se passer et dans quelles circonstances on l’avait retrouvé. Bref, le roi avait réussi à atteindre un tel degré d’affaiblissement qu’il ne trouvait plus ses repères, ses marques. Il soupira et chercha d’un regard son fauteuil – il avait déjà oublié où il se trouvait-. Markhal fourra son visage dans sa main et pensa alors à son rêve, seul souvenir présent dans sa mémoire pour l’instant.

Il avait vu le dragon aussi bien qu’il voyait maintenant Lilou. Les tortures qu’il avait essuyées lui faisaient encore mal alors qu’il était réveillé. Avait-ce été réellement un rêve ? Peut-être que ce maudit dragon avait trouvé le moyen d’investir son esprit et d’y planter les graines de la folie. Maintenant c’était décidé : Markhal ne pouvait plus s’échapper. Il n’y avait que deux choix qui s’offrait à lui : accepter le réalité en face et aller parler au cracheur de feu, ou... trouver une solution pour stopper la malédiction. Choix difficile... Markhal aurait bien choisi la première, mais la terreur qu’il nourrissait pour le dragon était telle qu’il ne savait si il oserait même aller jusque sa grotte. La deuxième... était bien, mais aucun moyen, aucune solution ne lui venait à l’esprit.

Le découragement et la lassitude emplirent Markhal. Rien en pouvait-il donc être facile pour lui ? Le monde avait-il décidé de lui rendre la vie dure ? Markhal voulait vivre ! Vivre comme on aurait dû lui permettre : pas avec une pancarte sur laquelle on marquait son métissage, mais bien celle d’un Empereur aimé et respecté par tous. Alors maintenant, Markhal préparait de plus ambitieuses idées... Il ne serait pas admiré, mais craint. Son trône ne lui serait pas offert, mais bien gagné sous le poids du sang versé. On ne le respecterait pas pour son courage ou sa puissance, mais on chercherait à tout prix à le fuir, à espérer mourir vite entre ses mains ! Car oui, Markhal voulait que les gens souffrent ! Il voulait qu’ils souffrent comme ils n’auraient jamais soufferts dans leur vie.

A ses pensées, le roi savait qu’à des kilomètres de l’endroit où il se situait, un monstre avait un sourire victorieux sur les lèvres. Cette pensée lui arracha une grimace de dégoût et il réussit à retrouver d’un coup toute sa force et son aplomb. Il ne tremblait pas devant un vulgaire lézard... Le saurien n’aura jamais, il avait bien dit jamais, la victoire sur lui ! Le traître combattraient jusqu’au bout pour respecter cette promesse faite à lui-même... Ce serait le dragon ou lui... Personne d’autre.

Markhal eut enfin le courage d’arrêter de supporter sa tête avec sa main et regarda sa conseillère en face. Belle, dangereuse et fidèle, cette démone était sûrement l’un de ses plus sûrs alliés. Le roi savait qu’il pouvait compter sur elle, mais la méfiance était toujours chez lui comme une deuxième peau. Il ne pouvait s’attacher à une succube, encore moins à une personne qui lui était proche et qui saisirait la première occasion pour le poignarder dans le dos. Etait-ce parce qu’il était fatigué ou parce qu’on son esprit était au bord d’une folie dangereuse qu’il sentit comme un devoir de lui expliquer ? Même lui ne savait pas répondre à cette question. De sa voix grave, il parla :

« Ce bras Lilou... renferme une menace que même moi, je ne peux contenir. »

Il s’arrêta, se mouillant les lèvres. Très lentement, il remonta sa manche et laissa ainsi découvrir les écailles qui avaient poussées sur son bras. Elles dégageaient une très grande chaleur et au contact elles provoquaient une vive brûlure. Markhal regarda ce début de carapace sur son bras avant de soupirer et de continuer.

« Bientôt elles seront plus nombreuses... Je ne suis qu’au premier stade. Durant toutes ces années je me suis battu pour les enlever... Je les ai arrachées, coupées, sectionnées, rasées... mais maintenant... elles repoussent. »

Markhal soupira et laissa son bras se poser sur le fauteuil.

« Vois maintenant à quoi ressemble ton roi... Un homme fatigué et blessé qui n’a ni cœur, ni âme... Et bientôt même ma mère ne me reconnaîtra... Bientôt... je devrai assouvir la vengeance d’un autre. »
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Lilou Askàran
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MessageSujet: Re: Rêve un tantinet troublé (Clos)   Jeu 28 Déc - 13:48

Lilou n’avait pas cillé, observant en silence l’esprit du roi émerger des troubles du sommeil. Elle vit qu’il semblait surprit de la position plutôt inconfortable de la conseillère puis vit qu’il se calmait peu à peu indiquant que l’homme qu’elle connaissait refaisait surface, bien que la lame soit toujours bien placée contre sa peau pâle. D’un geste elle montra qu’elle avait comprit, qu’elle n’y retoucherait plus et elle faillit ajouter que même s’il se vidait de son sang par ce bras, elle n’y retoucherait pas. Non pas par peur qu’il la tue mais juste pour avoir le dernier mot, mais bien sûr elle ne le dit pas, pour trois raisons très simple. De 1 : Elle savait que cette remarque serait puérile et totalement idiote, de 2 : elle savait qu’elle ne pourrait pas tenir cette promesse puisque à la moindre blessure, elle accourrait pour soigner Markhal et de 3 : parce que le moment était très mal choisit pour mettre le roi en rage contre elle…

Lorsqu’il rengaina enfin son arme, elle se frotta le cou en douceur pour essayer d’effacer la sensation froide du métal tranchant contre sa peau. Alors qu’elle faisait ça, elle continua à regarder le roi, ou plutôt ce qu’il faisait. Ces gestes rapides, saccadés et assez discrets prouvaient qu’il tentait de comprendre ce qui lui était arrivé, Lilou en déduit donc qu’elle l’avait vraiment trouvé alors qu’il était dans un sommeil très profond. Il semblait être complètement sonné et son état semblait bien piteux. La jeune femme pensa que peut-être qu’il préfèrerait être seul mais le voyant appuyer sa tête dans sa main, elle se retint de partir. Pourquoi ? Il n’y avait pas de raison précise sauf peut-être le faite qu’il semblait très faible et que le laisser seul dans cette salle et dans cet état ne lui plaisait pas. De plus, tant qu’elle était ici, elle pourrait empêcher que trop de gens le vois dans cet état.

Elle vit les épaules du roi s’affaisser comme sous un poids trop lourd, sans doute était ce inconsciemment que Markhal avait fait ça et sûrement préfèrerait-il qu’elle n’ait rien vu, aussi ne fit elle aucune réflexion, le laissant aller à ses pensées et surtout ne le dérangeant pas plus qu’il ne le fallait. C’était peut-être l’une des raisons qui expliquait que le roi la tolérait, elle savait se taire quand il le fallait et ne poussait pas son effronterie trop loin…

Lorsqu’il releva enfin les yeux, la conseillère n’avait toujours pas bougé. Elle ne dit rien alors qu’il la regardait avec son œil bleu électrique qui semblait la juger en silence. Elle ne dit rien sachant pertinemment qu’il réfléchissait alors à son tour elle se laissa aller à la contemplation. Comment se faisait-il qu’elle soit au service de cet homme alors que sa race était constituée de femme orgueilleuse prenant et jetant les hommes sans aucune honte ? Qui était il pour mériter un tel traitement de faveur ? Tout ce qu’elle savait c’était que depuis qu’elle était à son service c’était comme si la question ne s’était jamais posée. Il était Markhal celui qui les amènerait à la victoire, celui qu’elle suivrait à la guerre et qu’elle aiderait à vaincre…

Lorsqu’il prit la parole, toute l’attention de la succube se reporta sur lui. C’est alors qu’il lui parla de son bras, il semblait inquiet, parlant d’une menace que son bras gardait. Lilou pencha la tête de côté, surprise de l’entendre dire que lui-même ne pouvait contenir, lui qui ne laissait pas paraître ses faiblesses au grand jour, il semblait très préoccupé par cette chose.
Tout à coup, elle le vit relever sa manche, laissant apparaître un bras couvert d’écailles rouge. La jeune femme releva les yeux vers ceux du roi puis regarda à nouveaux le bras.

Lentement, elle passa sa main juste au dessus du bras, sans le toucher, sentant une chaleur étrange s’en échapper. Elle l’écouta tout en observant les écailles sous différents angles, tournant l’avant bras de Markhal avec douceur pour ne pas lui faire mal. Elle soupira, mécontente de ne pas connaître de remède à cet chose, d’ailleurs elle n’avait jamais vu ça et pourtant, elle avait voyagé…


« Je comprend mieux d’où vous venait toutes ces cicatrices… Vous auriez du me montrer ça plus vite… »

Elle reposa le bras de Markhal et soupira à nouveau. Elle se passa les mains dans les cheveux et ferma les yeux, essayant de trouver quoi que ce soit d’utile pour soulager quelques peu son roi. Mais malgré les fouilles entreprises dans son cerveau, peu de remèdes ne lui semblait efficace, tous prévu pour des blessures bénignes.
Elle rouvrit les yeux, devenu flamboyant à cause de son mécontentement et les planta dans l'oeil bleu de Markhal.


« Bien, je vais trouver quelque chose pour vous soulager un peu en attendant mieux mais d’abord dites moi depuis quand ça à recommencé et quelles en sont les raisons ?"
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Markhal
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MessageSujet: Re: Rêve un tantinet troublé (Clos)   Jeu 28 Déc - 20:34

Markhal sentait les manipulations de Lilou sur son bras et ne fit aucun geste agressif cette fois-ci envers elle. Il redoutait plus que tout son avis, ses déductions... Qu’elle dise qu’il n’y avait rien à faire et que la seule chose qui lui restait c’était d’espérer. Ah ! l’espoir... Ce sentiment pitoyablement vain dans n’importe quelles circonstances, aussi dramatiques soient-elles. Cette émotion qui ne rime à rien et n’apporte rien sinon ce soudain souhait que les choses peuvent se rétablir. Markhal avait ressenti un jour cette marque de faiblesse évidente... Et elle ne l’avait que déçu. L’espoir ne faisait plus partie de la vie du roi. La vengeance par contre... si.

Elle analysait le problème comme troublée. Markhal ne savait que faire, ni que dire... Les circonstances de ce problème étaient tout aussi difficiles à raconter qu’admettre. Bien que le roi se souvenait avec précision de chaque moment, chaque instant de sa vie, cette partie-là était bien trop douloureuse à se rappeler. Il avait fermé les yeux, perdu dans ses pensées. Il les rouvrit bien vite en entendant les paroles de Lilou. Sa voix n’avait pas tremblé, mais Markhal y avait décelé de la frustration. Lui faisait-elle un reproche ? Markhal, roi de Soras, traître à son Empire, un des rares métis de ce monde, aurait-il dû parler de ses faiblesses à une autre personne ? Jamais ! Il ne le fait jamais, il ne le faisait jamais et il ne le ferait jamais.

N’émettant aucune remarque sur celle de Lilou, il se renfrogna quelque peu. Il n’avait pas à se justifier à une simple conseillère, encore moins à une succube. Il allait recommencer à se faire son chapitre habituel sur « tu ne peux faire confiance à personne, et surtout pas à quelqu’un proche de toi », mais ce qu’il vit le remplit d’émoi. Le roi n’avait jamais encore remarqué à quel point elle était belle... Ses cheveux aux reflets d’argent ressortaient agréablement entre ses doigts fins et agiles qui passaient dans ceux-ci. Elle avait pris une pose tout à fait normale et à vrai dire, plutôt banale, mais le semi humain en fut totalement ébloui. Il reprit le contrôle de ses esprits avec difficulté.

Mais que lui arrivait-il donc ? Ne savait-il pas se contrôler une seule fois dans sa misérable existence ?! La soudaine pulsion qu’il avait ressentie n’était pas habituelle, cela ne lui était jamais arrivé avant... Lui avait-on jeté un sortilège ? Markhal ne se rendait pas compte que c’était peut-être tout simplement parce qu’il était fatigué que ses défenses mentales contre les pouvoirs des autres érigées à tout moment s’effritaient sous l’épuisement. Son attention se concentra lorsque Lilou rouvrit les yeux et le fixa. Il prit le temps d’observer ces beaux yeux bleus comme un ruisseau chatoyant au creux d’une belle vallée... Ils étaient éblouissants, rendus brillants par une dose d’irritation dont la cause ne lui était pas du tout inconnue...

La suite lui plut moins par contre. La première partie de ses paroles laissaient supposer qu’elle devrait chercher, donc qu’elle n’avait aucune idée de ce que pouvait avoir Markhal. La deuxième était une simple question, mais qui demandait au roi de raconter son passé, ou de donner des explications, le mettant dans une situation qu’il détestait au plus haut point ! Elle le mettait dans une situation assez... délicate, pour ne pas dire très contrariante. Il ferma un instant les yeux pour se remémorer ne serait-ce que le début de son histoire.



Markhal s'enfuit après avoir raté son coup d'état. La version officielle raconte que Markhal a passé deux ans sans parler à quiconque à part son Gardien pour réfléchir à sa vengeance... Mais la vérité s'éloigne quelque peu de cette absurde histoire. C'est vrai, le roi est resté seul pendant deux années et oui, il n'a parlé à personne ; enfin... presque personne. Pourtant la raison de tout ceci s'éloignait fortement de ce qui s'était dit : Markhal voulait mourir.

Rater son plan l'avait complètement transformé et le désespoir avait embrumé son esprit, prenant peu à peu le contrôle sur sa raison. Ce désespoir le conduisit dans les plus dangereuses contrées de l'empire. Sa raison ne le guidait plus, mais cette furieuse envie de vivre, cette envie que l'on ne connaît pas vraiment mais qui est tapie comme une bête au fond de chaque être, l'obligea à survivre. Celle-ci le poussa à tuer pour manger, à éviter les pièges de la nature qui tentait de l’achever, à s’abriter durant la nuit battante... Markhal vécut, même si l’envie l’avait quitté.

Alors qu’il montait la plus haute des Montagnes Infranchissables, il parvint à une petite grotte. Alors que la neige tombait à gros flocons et que le vent cinglait le visage de Markhal, il cherchait asile, donc la grotte semblait le meilleur endroit où se reposer pour l’instant. Qui aurait cru que passer une simple nuit pouvait à ce point détruire la vie d’une seule personne ? Alors que Markhal se réveillait, il avait chaud ; tellement chaud... Assez étonnant quand on savait que dehors il y avait une tempête de neige qui faisait rage. Le pauvre métis ouvrit les yeux et ne vit rien qui avait changé à la paroi qui lui faisait face. Pourtant quelque chose n’allait pas, il le sentait. Il se tourna vers Aram et le vit alors entre les pattes d’un immense dragon.

Markhal avait toujours cru que ces sales bêtes étaient mortes depuis bien longtemps. Les gens n’arrêtaient pas de se targuer que c’était leur peuple qui avait réussi à tuer le seul dragon de tout l’Empire, Krynn ; mais le père de Markhal coupait bien vite court à ses mensonges en rappelant que c’était Lanzer, le premier empereur qui l’avait achevé. A la pensée de son père, le métis cracha par terre et s’essuya la bouche : penser à lui était indigne, comme toute sa lignée pourrie jusqu’à maintenant ! Markhal n’était-il pas l’exemple rêvé ? N’était-ce pas du sang de l’Empereur qui coulait sur ses veines ?!

« Tu as raison, enfant des deux peuples... Le sang des meurtriers est si présent en toi que son odeur me parvient aux narines... Le dégoût m’est presque insupportable. »

Markhal, toujours prêt à ravaler des remarques cinglantes en compagnie des autres personnes, ne fut cependant cette fois-ci pas enclin à se montrer poli.

« Si cette odeur t’écoeure à ce point, va-t’en. Je n’ai rien qui puisse t’intéresser à part cette chose horrible qu’est un cœur et des armes ce que, apparemment, tu ne possèdes pas.
- Un cœur... ? »

Le rire glaçant du dragon retentit dans toute la grotte alors qu’Aram tremblait à la place de son maître qui lui restait de marbre bien que la seule chose qu’il aurait voulu faire fût celle de s’échapper. Le dragon arrêta de rire pour fixer de ses grands yeux jaunes l’impudent mi-humain mi-démon qui osait le défier de son faible vingt-trois ans.

« Effectivement tu possèdes un cœur. Mais raconte-moi quelles émotions es-tu encore capable de ressentir... Peine ? Pitié ? Joie ? Espoir ? Tu en as un mais il ne te sert à rien ! Tout ce que je vois est cette haine que tu transportes... Cette pitoyable colère qui te permet de survivre ! Vraiment enfant impur... Tu es pathétique.
- Je ne vois pas pourquoi tu te moques tellement de ces sentiments ! Toi-même tu ne connais pas cette juste haine que j’ai en mon cœur et que je garde pour mon bon plaisir ! La seule chose qui fait que je suis vivant devant toi est ce pouvoir de haïr et d’exécrer ce monde qui m’a rejeté. Dis-moi dragon, ressens-tu même cette si jouissante impression ? Celle de savoir que rien ne te retient à part cette pure vengeance ? De savoir que des gens méritent un châtiment alors que tu n’as fait que se que te dictait ta raison ?
- Vraiment, petit être sali ? Est-ce que c’est ce que tu ressens ? »

Le dragon semblait s’amuser de ce qu’il se déroulait et voir un homme pas vraiment humain, mais pas vraiment démoniaque tenter de se justifier le faisait bien rire. Mais un tel désespoir et une telle rage ne pouvaient être que bon. Markhal était perdu, il ne savait plus quoi répondre. Déjà là il sentait qu’il avait été trop loin dans sa révélation pour partir sans terminer. La bête féroce allait peut-être blesser Aram et par la même occasion son alter ego debout devant lui. Markhal et lui échangèrent un regard. Il ne pouvait tout simplement pas abandonner son Gardien. Il mourrait avec lui. Le fils d’empereur reprit alors d’une voix forte, impavide :

« Oui dragon ! C’est ce que j’ai au fond de moi ! »

Cette dernière phrase sembla tellement intéresser le cracheur de feu qu’il laissa partir nonchalamment le griffon. De la fumée s’exhala de ses narines et il continua sur le même ton rauque, comme si il essayait de parler comme Markhal mais que sa voix n’en était que plus puissante :

« Et voudrais-tu remplir ce sentiment ? Enfin combler cette vengeance ?
- J’ai... je ne comprends pas...
- Ne prétends pas ne pas comprendre, misérable vermisseau ! Ton esprit est aussi lisible qu’une mare en été, alors ne te moque pas de moi... »

La voix menaçante de l’être ne tarda pas de calmer l’impétueux traître qui se demandait maintenant comment il allait faire pour se sortir de cette situation un peu gênante. Le dragon réitéra son offre, plus sérieux que jamais. Markhal était désespéré et le cadeau que lui faisait le dragon semblait presque venu du ciel si dieu il s’y trouvait. Le dragon voyait apparemment que son petit manège marchait sur le misérable métis qui ne cherchait qu’une seule chose : une quête, ou un objectif à donner à sa vie. Le monstre le lui donnait, mais le faire demandait une réflexion que Markhal effectuait pour l’instant. Sauf que dans ce cas présent il y avait une petite nuance qui changeait tout à l’imbroglio que cette affaire était : si il disait non, Markhal mourrait. Et il le savait. Comme si tout était contre lui, le sang-mêlé répondit avec une voix éteinte.

« Oui. Je le veux. »

En sortant quatre mots, il avait changé sa vie à jamais. Son âme venait sans le vouloir d’être vendue. La bête contre toutes attentes s’approcha de Markhal et mordit dans son bras, l’arrachant quasi.

« Parfait... Maintenant... dors sang-mêlé... une lourde tâche t’attend. »

Markhal, luttant contre la douleur et le sommeil, finit par sombrer dans les deux. La morsure changerait tout ce qu’il avait créé. La morsure changerait tout ce qu’il avait fait. La morsure... le changerait lui. Il ne serait plus jamais le même et il le savait.




Le roi se souvenait mot pour mot se sa première rencontre avec la bête. Il la revoyait dans sa tête, comme un film qui était en boucle et qui ne s’arrêtait pas. Markhal ne connaissait pas les raisons qu’avait eues le dragon pour le choisir lui, mais maintenant il devait s’expliquer.

« Cela a commencé il y a deux jours... Quand tu as amené le prisonnier... Fitz, je pense. Quant aux raisons... »

Le roi conserva pendant quelques minutes un silence complet, rassemblant ses souvenirs pour essayer d’en raconter le moins possible tout en expliquant avec précision. Tâche bien difficile alors il préférait attendre avant de commencer, pour être sûr d’être prêt. Quand il reprit la parole, sa voix était lugubre, il parlait de la même façon qu’un homme condamné à sa propre perte, mais qui conservait encore cette rage commune aux communs des mortels.

« Il y a de cela quinze ans, j’ai rencontré un dragon. Nous avons passé une sorte de pacte dans laquelle je ne connaissais pas ce que j’encourais, mais que j’ai découvert bien plus tard... Ce dragon m’a empoisonné, me jetant par la même occasion une malédiction. Pendant que nous parlons, le venin qu’il m’a injecté se répand doucement dans mes veines et intoxique mon sang. J’aurai cru que je tiendrais plus longtemps... le temps de terminer ce que j’ai commencé. Si je ne réagis pas Lilou, je me serai bientôt métamorphosé en dragon. Plus de conscience, plus d’esprit propre... Je serai devenu une entité aux services d’un autre. »

Voilà, il l’avait dit. Le roi ne faisait plus que dire à voix haute ce qu’il savait depuis tout ce temps. Guettant une réaction de la part de sa conseillère, Markhal se redressa et parcourut du bout des doigts ses écailles... Maîtresses à présent de son destin.
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Lilou Askàran
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MessageSujet: Re: Rêve un tantinet troublé (Clos)   Ven 29 Déc - 15:32

Lilou remarqua que le roi avait déjà comprit ce qu’elle avait sous entendu. En effet, elle ne savait pas ce qui lui arrivait et ça, ça la rendait folle. Elle détestait se sentir aussi impuissante, ne pas pouvoir aider Markhal était une chose qui la frustrait et qui normalement ne pouvait pas lui arriver. Elle soupira en baissant les yeux sur ses mains bien inutiles dans les circonstances présentes… Vraiment, elle n’avait jamais vu une telle chose, ce qui expliquait sa question. Il fallait qu’elle sache comment et pourquoi c’était arrivé au roi, ainsi elle pourrait peut-être l’aider.
Elle releva les yeux vers Markhal qui venait de fermer les yeux alors qu’il semblait songeur…

Durant ce moment, la jeune femme en profita pour regarder d’un peu plus près les écailles rouges sang qui recouvraient le bras du monarque. De plus près, elle remarqua leur aspect qui lui rappelait la peau de certains lézards redoutables. Elle approcha son visage des écailles, sentant la chaleur lui caresser la joue, puis d’un souffle léger et frais, elle souffla sur les écailles, faisant une sorte d’expérience pour en connaître les particularités. Etrangement, alors que la fraîcheur les touchait, les écailles devinrent plus foncées, virant au rouge bordeaux presque noir… Elle se releva surprise de cette découverte car seul des écailles de dragon avaient cette propriété.

Alors qu’elle allait dire quelque chose, le roi rouvrit les yeux, comme à chaque fois que le roi allait parler, elle se tu, attendant de savoir ce qu’il avait à dire. Il lui dit alors que ces écailles étaient apparues il y avait deux jours à l’arrivée de Fitz, elle en fut assez surprise qu’est ce que ce type pouvait bien avoir à voir avec ça ?!? Cet homme ne pouvait pas en être la cause… Pourtant, elle prit directement la décision d’en apprendre un peu plus sur lui.

Lorsque le roi décida de laisser un silence s’installer la succube ne dit rien pourtant elle voulait le lui dire, lui dire qu’elle pensait savoir de quelle sorte était faite les écailles et que donc il fallait qu’elle sache si ça pouvait être possible…
Mais la jeune femme laissa ce silence s’installer avec une certaine gratitude car elle pouvait ainsi prendre le temps de regarder à nouveau les écailles. Puis, lorsqu’il reprit la parole, elle releva les yeux en entendant le ton de la voix de Markhal car tout à coup elle était très sinistre ce qui indiquait que ce qu’il allait lui raconter n’était pas quelque chose qu’il voulait conter à n’importe qui…

Lorsqu’il eut fini, Lilou ne dit rien, elle avait déjà entendu une histoire de ce genre, un homme, il en était d’ailleurs mort… Elle appuya son front sur ses poings, appuyant avec force pour réfléchir… Essayant de se rappeler non, personnes n’avait trouvé de solution à cet empoisonnement. Mais cette histoire datait de plus de trente ans, la jeune femme n’étant pas encore née, il était donc logique que cet homme n’ait pas survécu…
Mais tout à coup, elle imprima les dernières paroles du roi, elle venait de comprendre que son état était déjà grave et qu’en réalité, il était atteint du poison depuis déjà longtemps et que si elle ne se creusait pas la cervelle au plus vite, il finirait mal… Heureusement pour lui, la succube adorait les défis et celui ci n'était sûrement pas impossible à réussir...Elle se mordit la lèvre inférieure et prit une inspiration avant de dire :


« Dans un sens, vous avez déjà réagit puisque vous m’avez … enfin… prévenue ! »

Lilou attrapa son sac, elle en sortit plusieurs fioles, en cherchant une en particulier. Mais elle n’avait sur elle que quelques poisons accompagné de leur antidote, elle transportait ça partout et sur elle comme d’autre se promenait avec leur parfum ou encore leur grigiri ou d’autre petits objets que les gens aimaient avoir sur eux.
Elle soupira et les remit à l’intérieur de son sac d’un geste rapide et sans la moindre attention pour elles.


« Très bien, qu’êtes vous sensés faire pour enrayé le poison ? Tuer Nadiane ? Ou son fils ? Ou bien vous devez carrément prendre le pouvoir du royaume d’Elendil ? »
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MessageSujet: Re: Rêve un tantinet troublé (Clos)   Mar 2 Jan - 1:48

Markhal restait dans ses pensées. L’année passée en compagnie du dragon restait encore fraîche dans son esprit, bien que quinze autres se sont écoulées entre. Les douleurs ressenties restent souvent indélébiles sur la peau de certaines personnes. Markhal en faisait partie. Il se souvenait de la moindre blessure, la moindre griffe sur son corps. Il n’avait jamais oublié ces nuits où ils tremblaient et où des convulsions le prenaient parce qu’il n’avait pas reçu de soins. Markhal ne pouvait pas effacer de sa mémoire les nombreuses fois où il avait avalé de la poussière. Non... La douleur était toute sa vie.

Lilou, quant à elle, réfléchissait. La posture qu’elle avait adoptée était assez... intéressante. Les mains appuyées contre son front, Markhal ne pouvait pas nier qu’il avait une vue sur le superbe décolleté de la succube. Se raclant la gorge discrètement, il entreprit avec soin de regarder autre part, comme si de rien n’était. Si jamais il commençait à s’affaiblir, il fallait bien qu’il ne soit en aucune façon tenté de faire une chose idiote ou profondément stupide qui compromettrait ses ambitions.

D’un air débonnaire et décidé, sa conseillère se mordit la lèvre et inspira un bon coup. Se remettait-elle les idées en place ? En tout cas Markhal tentait de ne pas trop y attacher de l’importance, conscient qu’il jouait sa vie dans cette conversation. Mais avait-il oublié de préciser qu’il n’était jamais raisonnable ? Si il était roi, c’était bien pour se permettre de temps en temps un petit écart de conduite, non ? Enfin... C’est ce qu’il croyait tandis que la jeune femme allait commencer à parler.

En entendant les paroles de Lilou, Markhal manqua de rire. Enfin... si une suite de bruits remplis d’amertume ressemblait à un rire... Le roi trouvait ces mots si... pitoyables. C’est comme si on le traitait d’homme sénile ou d’handicapé. Voilà, c’est de cela que Markhal avait peur : qu’on le prenne pour un infirme ou un condamné à mort... Un vieil homme qui ne se rend plus compte de ses actes... Bref, qu’on oublie tout ce qu’il avait fait jusqu’ici, qu’on l’abandonne à son sort. Le métis avait vécu ça une fois et il ne voulait pas de ça une deuxième fois. La seule trace de ses pensées acerbes fut une légère grimace, assez agressive.

L’homme regarda les fioles sorties du sac de Lilou avec cette petite lueur de curiosité dans le regard. L’une d’entre elles pouvait-elle l’aider ? Sa vie dépendait-elle du contenu de l’une de ses bouteilles ? Tant de questions qui ne trouvaient malheureusement aucune réponse. Trépignant dans une impatience dissimulée avec panache, Markhal observait les différents liquides que sortaient Lilou de son sac. Cela passait des mixtures vertes assez consistantes aux roses qui étaient liquides à souhait. Son visage se déconfit par contre lorsque la succube remit un à un les fioles en soupirant profondément. Lui qui avait mis tant d’espoir en quelques flacons de rien du tout, il se sentait tomber bien bas... Tout ce qu’il demandait pour l’instant était peut-être un somnifère très puissant qui lui offrirait une nuit sans rêves.

« La promesse que j’ai faite est bien trop imprécise pour vraiment savoir ce qu’il faut faire... La seule condition à ma soi-disant et très improbable guérison est l’accomplissement total de ma vengeance... »

Il s’était vraiment fait avoir ! Le terme était bien trop indécis et en plus il n’aurait jamais cru qu’un seul homme avait tant de rage en lui. Mais voilà, Markhal n’était pas un homme comme els autres et il s’était fait embobiner durant l’un de ses moments de faiblesse par un dragon, l’emportant ainsi dans une malédiction insoupçonnée. Il se leva et alla près de Lilou, le visage las et fatigué bien dessiné dans l’ombre. Le roi leva sa main et la déposa contre la joue de la conseillère, sa main était des plus brûlantes donc la joue des plus froides sous le contact de celle-ci. Markhal soupira très légèrement et regarda Lilou dans les yeux.

« J’aimerais... que tu tâches à ce que toute nouvelle ou rumeur sur mon état ne s’ébruite pas. Ce serait bien fâcheux qu’ils sachent avant l’heure que je suis peut-être condamné. Il suffira d’une mauvaise langue, alors je compte sur toi pour que celles-ci évertuent de se taire pour une fois. A part ça, si tu as une potion pour avoir un sommeil sans rêves... »

Il laissa sa phrase en suspens, pour signifier qu’il en avait besoin, mais qu’il ne le dirait jamais. Le sang-mêlé rabattit sa manche sur son bras et s’avança vers la porte d’un pas un peu traînant. Avant de sortir de la pièce, il déclara impassible :

« Si tu me cherches, je vais tenter de récupérer mes heures de sommeil. »

Sur ce il la quitta, l’air encore plus lourd et tendu que d’habitude. Maintenant il n’était plus le seul à savoir... Et au lieu de le rassurer cet événement se présentait à lui comme une menace. Qu’importe la confiance qu’il plaçait en Lilou était présente et plus forte que jamais, il devait tenir à l’esprit qu’elle pouvait à tout moment le trahir. Le port altier et la figure encore plus froide que d’habitude, le roi regagna ses appartements et se coucha aux côtés d’ Aram, le visage enfoui dans ses plumes. Il n’avait pas voulu retrouver le confort des draps, mais avait choisi le sol pour une bonne raison : c’était sur celui-ci qu’il avait dormi pendant les pires années de sa vie et si il avait réussi à bien dormir là-dessus avant, il dormirait bien maintenant. C’était l’argument qu’il s’était présenté, mais peut-être était-ce pour trouver le réconfort d’un ami qu’il dormait avec Aram. Le maître de Soras ne savait plus répondre à ces questions car bientôt son esprit retrouva le lourd sommeil et avec lui son cortège de rêves et de cauchemars.
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MessageSujet: Re: Rêve un tantinet troublé (Clos)   Mer 3 Jan - 2:25

Lilou écouta avec une certain attention la réponse de Markhal, de là découlerait une réflexion intense durant la quelle elle s’éloignerait du château pour ne pas être dérangée. Elle savait qu’un remède existait, d’après sa mère, toute blessure à son remède et tout poison, son antidote. Depuis toujours, cette petite maxime avait été juste, ce ne pouvait donc pas être en ce moment important qu’elle tombe à l’eau.
En entendant la réponse du roi, elle fut très stupéfaite, elle l’observa en silence, bouche à semi ouverte, tel un poisson mort. Elle resta dans cette attitude quelques secondes puis secoua discrètement la tête pour se remettre les idées en place. Elle était totalement stupéfaite qu’un homme comme Markhal, le seul homme qui aie réussi a obtenir d’elle le respect, lui, ait pu ainsi se faire bluffer. Il s’était fait avoir comme un débutant en ne précisant pas l’enjeu du pacte…

Enfin, ce n’était pas e défi qui la ferait fléchir, elle en avait connu d’autre avec lui. D’ailleur, dès son entrée au service du roi il lui avait fait vivre e genre de chose alors qu’elle n’était encore qu’une novice en matière de soin. Alors, maintenant qu’elle était passée maître en ce domaine, elle ne se laisserait pas berner, elle ferait, comme toujours, ce qu’il faudrait et trouverait l’antidote.
Le voyant se lever pour la rejoindre, Lilou refoula ses pensées pour fixer son esprit sur les paroles du roi car lorsqu’elle perdait ainsi le fil, elle devenait bien trop distraite. Elle sentit la chaleur bouillante qui s’échappait de la main du roi lorsque celui-ci la posa sur sa joue, se rendant compte qu’il devait vraiment souffrir.

D’un geste vif, elle hocha de la tête, affirmant par là qu’elle ne tergiverserait pas à sévir avant même que la menace ne puisse faire effet. Elle avait déjà souvent coupé des langues et elle adorait ça, alors elle n’hésiterait pas un instant à le refaire si elle avait le moindre doute. De plus, Pez était l’homme qui lui fallait, il lui permettrait de tout savoir avant tout le monde puisque personne ne se méfiait de lui.
Le voyant partir, elle prit vite dans son sac l’une des fioles et le rattrapa. Elle se plaça devant lui et lui mit dans la main, discrètement, comme si ils risquaient d’être vu par de mauvais yeux, le flacon. Elle s’approcha de son oreille et d’une voix que lui seul pourrait entendre, elle lui dit :


« J’avais bien l’intention de vous en donner de toute façon… Cinq gouttes avant de dormir devraient suffire… »

Elle se recula avec un petit sourire, lui laissant le passage libre. Elle avait prit la liberté de dire qu’elle avait l’intention de lui donner, comme si elle n’avait pas comprit qu’il en aurait besoin et comme si il devait ainsi se plier aux exigence d’un médecin trop couvant, protégeant ainsi l’image du roi cruel qu’il était.
Lorsqu’il lui dit qu’il allait se reposer, elle baissa les yeux vers le sol et fit une brève révérence avant de retourner prendre le sac qu’elle avait abandonné un peu plus loin.
Elle le passa au dessus d’une épaule, s’assura que le roi était bien parti et qu’il n’avait donc plus besoin d’elle pour le moment puis fit le tour de la pièce pour vérifier qu’aucune oreilles indiscrète ne les avaient entendu.
Elle vit alors un garde qui avait gardé la porte depuis son entrée, il avait bien sûr accompli ce qu’on attendait de lui, c'est-à-dire empêcher quiconque d’entrer, mais maintenant, il en savait peut-être trop. La succube s’approcha de l’homme avec un air neutre qui ne laissait rien présager de ses pensées.


« Quelqu’un a-t-il voulu entrer ? »
« Non madame, personne. »
« Pourquoi n’avez-vous pas été relevé? »
« Je ne sais pas, madame. Carlos n’est pas venu faire sa ronde, je n’aie donc pas osé laisser mon poste sans surveillance… »

Lilou plissa les yeux, insatisfaite. Si cet homme n’avait pas bougé d’un pouce depuis son arrivée, il avait très bien put écouter aux portes et surprendre tout ce qui avait été dit. Dans un soupir, elle prit la dague qui se trouvait dans son sac et trancha, avec aisance, la gorge du garde. Elle avait choisit cet endroit pour deux raisons très simple : la première était que l’humain allait s’éteindre très vite et en silence et la deuxième, c’était parce qu’elle adorait faire ça. Là, la chaire y était plus tendre et donc plus facile à sectionner. De plus, il fallait qu’elle passe ses nerfs sur quelque chose ou, en l’occurrence, quelqu’un…

Lorsque le corps ce fut effondré sur le sol et que toute trace de vie aie déserté son pauvre corps, Lilou l’enjamba et prit la direction de sa chambre, elle avait plusieurs tâches à assigner à son cher Pez…
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